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7 mars 2012 3 07 /03 /mars /2012 22:03

[Précepte Yang: Etre capable de définir précisément et rapidement ce que l'on veut,

sans changer d'avis cinq minutes plus tard, est une qualité spécifiquement yang.

Au restaurant, pour aller au cinéma, dans un magasin, pour prendre une décision...

entraînez-vous à faire des choix instantanés !]

 

Çà arrange les gens d'oublier. Clairement, çà ne les dérange que très rarement de ne plus se souvenir du déroulement des différents évènements.

J'ai du mal à concevoir que les gens puissent vivre avec le fait conscient d'oublier un certains nombre de choses importantes.
Se souvenir du passé nous permet de ne pas réitérer les mêmes erreurs. Cela nous permet d'anticiper de nouveaux faits. De réagir plus rapidement et de façon plus adapté.

Pourtant, beaucoup font le choix d'oublier.

Peut être parce que la douleur lié au souvenir est trop dur à supporter au quotidien pour eux. Alors ils oublient. Au risque de voir l'histoire se répéter et la souffrance revenir. Faire les même dégâts, si ce n'est plus encore.

 

J'ai fais le choix, il y a longtemps déjà, de ne rien oublier. Du moins, autant que possible. De me souvenir chaque jour de mon existence, de mes joies, comme de mes peines. De mon bonheur, comme de ma souffrance.
Parce que celui qui ne connaît pas son passé, n'a aucun avenir.

 

Se souvenir de tous, tous les jours, possède également son inconvénient. Ce dernier, je l'ai subit ces derniers mois.

A force de se souvenir, de s'accrocher à ses souvenirs. On fini, par vivre dans le passé, et dans ses souvenirs. Plutôt que dans le présent, et d'en créer des nouveaux.

 

J'avais fini par oublier, à quel point je voulais que tu sois fier de moi.
J'avais fini par oublier, quelles étaient les raisons qui ont fait que tu comptais pour moi.

J'avais fini par oublier, quels étaient les mots que j'avais employé pour te parler de moi.

J'avais fini par oublier, à quel point tu me connaissais bien.

J'avais fini par oublier, qui tu étais.

 

Ce matin, je me suis souvenue, que je n'ai plus rien à voir avec cette personne, et que çà en été regrettable.

Je me suis souvenue, que c'était devenue pathétique, car j'avais moi même bafoué toutes les belles choses que j'avais dites.
Oui, je me suis perdue. Et c'est une chose impardonnable. En la mémoire de notre amitié, je n'aurais jamais du me perdre.
Car je t'ai promis qu'un jour je réaliserais mes rêve et que je te rattraperai !

Tu as décidément pris trop d'avance, il faut que cela cesse !

Je dois redevenir cette Yankee, pleine de vie, et avec la hargne de combattre chaque jour.

 

Savoir que tu n'es plus là aujourd'hui, me fait mal. Une douleur sourde et lancinante qui pulse chaque jour un peu plus dans mes veines. Maintenant, jamais plus, je ne pourrais te rattraper, jamais plus je ne serais en mesure de te montrer à quel point je me suis réalisée. Et c'est une douleur encore plus insupportable en fait.

 

Je ne parviens pas à comprendre comment nous avons put en arriver là. Je ne parviens pas à comprendre toute cette douleur qui m'habite, pourquoi elle est là. Cela n'a plus aucun sens. Tu respirais la vie, et la force. Tu étais absolument tous ce que je désirai, pour moi. Une personne accomplie. Et libre. Tu vivais. Ton existence n'avait de valeur que pour toi, et tu rayonnais.

Mais aujourd'hui, tu ne vie plus. Tu es allé là ou je ne peux te suivre. Et c'est une pensée insupportable en vérité. Me dire que jamais plus, je ne pourrai voir ton regard posé sur le monde qui l'entoure avec ce visage si serein.

Perdre quelqu'un de cher est une chose pénible et difficile. Il faut du temps, de la patience, de la volonté. Et peut être alors, pourrons nous vivre avec.

Perdre, son héros de vie. Je ne m'étais jamais demandé ce que cela pouvait faire. A présent, je n'ai pas besoin de me le demander, je le sais. C'est incomparable en vérité. Tout en touchant des domaines semblables, c'est à des plans complètement différent que le mal être naît.
C'est pernicieux. Et agressif par moment. C'est froid, et brûlant dans certains instants. Un peu comme un verre glacé de tequila qui ensuite te brûle la gorge. C'est tous le temps, et jamais à la fois. C'est omniprésent, autant que c'est absent. Sans crier garde. La main se serre autour de ta gorge, tu manques d'air, tu suffoques, tu regarde autour de toi, mais il n'y a rien. D'un coup tu sens la main descendre, pour venir ensuite enserrer ton coeur, et là ce sont le sang qui pulse dans tes veines que tu sens, et lentement les lames acides descendent le long de ta gorge, et viennent te lacérer. Tu aimerais extirper ce coeur de ta poitrine qui est encore plus douloureux que la mort elle même. Mais tu ne peux pas. Car la force, tu ne l'as plus depuis longtemps.

 

Alors je reste là, à contempler le monde, le visage marqué. A me demander pourquoi ?

Cette putain de question qui bouffe l'existence de nos vies. Y répondre est facile, mais la réponse ne nous conviens que rarement : "Parce que."

Crève putain de question/réponse. Je n'ai que foutre de cette facilité, je veux comprendre.

 

Comprendre ce qui mène le fil du destin à m'attacher aux seuls hommes qui sont...trop haut ?

Lui...Morgan...Raphaël... Après on s'étonne que ma vie parte en latte au niveaux des mecs...

Je les adore, autant que je peux les haïr. Ils étaient/sont, tous pour moi. Mais ils sont trop loin. Beaucoup trop loin.

Le premier a franchis l'ultime limite. Celle du non retour. Celle qui blesse, au delà et à travers de tous.

Et on se sent trahie. Abandonnée. Même si çà faisait des années, que vos chemins ne s'étaient plus croisés. A ce moment, c'était juste une fin brutale, alors que le chapitre du milieu c'était terminé avec lenteur.

 

J'ai perdu la foi, car cette mort était injuste. Car elle n'a servi à personne.

 

Le deuxième, un beau rêve couché sur papier glacé. Non bien sur il n'a rien d'irréel.  Il est fait de chair et de sang. Il vie ses rêves. Une vie obtenu à force de travail et de sueur. A force de coup dans la gueule et mots durs. Je lui parle toujours. De façon épisodique. De manière prolongée. Je m'étais tant réjouie de pouvoir le voir enfin. Mais en vrai, cette réjouissance s'est vite éteinte, lorsque j'ai compris, que les choses n'allaient pas telle que je l'imaginais.
Une image. Voilà la contrainte qui l'étreint. Une image figée qu'il n'a pas droit de quitter pour cette vie qu'il a choisi. Alors quand j'ai pu enfin le voir après tous ce temps. C'est comme si j'avais eu un étranger en face de moi, et ça ma fait mal. Je n'ai pas put le prendre dans mes bras, comme je lui avais si souvent promis. Je n'ai pas put lui parler comme j'en avais l'envie. Non rien de tous çà.
La distance. Et c'est à ce moment, que j'ai compris, à quel point il était loin. Car nos univers, sont éloignés. Et ne se recoupe que dans ces rares moments volé derrières nos écrans respectifs.

Ce qui m'a surtout choqué, et qui ma fait comprendre à quel point il n'était pas lui, c'est son sourire. Inexistant.

 

Le troisième. Je me demande pourquoi j'écris encore à son sujet. Ami, amant, amour. Je pleure la disparition du seul homme à m'avoir émue. Du seul homme à m'avoir touché. Charismatique et unique. Il est loin à présent. Perdu dans les méandres d'un monde bien trop vaste pour qu'un jour seulement nos routes puissent se recroiser. Son absence est cruelle, et blessante à chaque instant. Deux ans ont passé depuis. C'est long quand on y pense. Et pourtant pour moi, c'est comme si 10 ans s'étaient écoulés. Se réveiller en sursaut parce que l'on a cru entendre sa voix près de son oreille. Se rendre compte qu'il n'en ai rien, et finir par prier de mourir car son absence est insupportable. Réagir de façon violente, lorsque quelqu'un d'autre, esquisse un geste similaire à mon égard. Car non, personne n'a le droit de faire comme lui. Personne ne peux le remplacer, ni lui arriver à la cheville.

Je pourrais tuer la personne qui tente actuellement de se servir de sa vie pour son bien personnel. Sans même se rendre compte, qu'il ne lui appartiens plus. Qu'elle n'a plus droit sur lui.

J'aurai du garder sa médaille, c'est autour de mon cou qu'elle devrait être. Le prénom de nos enfants. Sa date de naissance. Ses écrits. Toutes ces choses devraient être à moi. Pas à elle.

 

Je ne supporte plus d'être si loin d'eux. Ma place aurait du être à leurs côtés. Pourtant je suis içi. Vide. Car eux, ces personnes m'avaient remplies des choses les plus fantastiques qui soient.

Amour, Amitié, Rêve, Envie, Détermination, Volonté, Folie, Espoir, Foi, Humanité.

 

Sans eux, la vérité, c'est que je ne serai rien.Rien d'humain en tous cas.

Alors dites moi ce que je suis sensée faire, puisqu'ils sont trop loin à présent.

Que quelqu'un me montre le chemin à prendre. Car ils ne sont plus là pour le faire. Plus physiquement en tous cas.

 

Je vais lâcher prise. Et si je lâche prise, ce ne sera plus moi. Ce sera quelqu'un d'autre qui prendra le relais. J'ai peur de lâcher prise. J'ai peur de perdre le peu qu'il me reste. Si ce n'est plus moi, je perdrai tous. Assurément.

 

Mao.

 

[Précepte Yin: Le coeur de la vie, l'extrême vitalité, pulse dans votre coeur.
Y avez-vous déjà pensé ? Comment soignez-vous votre coeur ?]

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30 décembre 2011 5 30 /12 /décembre /2011 02:10
[Précepte Yang: Apprenez aux autres à apprécier leur propre liberté.]
Une même personne, mais des choses tellement différentes à l'intérieur...
Peu sont ceux qui peuvent le comprendre. IL en faisait parti...
Ce soir, je suis Nostalgique.

Des mots, qu'on ne se lasse jamais d'entendre:
" Je ne peux pas t'apporter le bonheur sur un plateau, que se soit ma vision ou la tienne je ne peux prétendre être parfait, ou idéal, ni tout court ni pour toi. Mais je t'aime, et le moins que je puisse faire, en raison même de ce sentiment, c'est de tout faire pour que tu sois bien avec moi.
Même
si çà ne te rends pas "heureuse", même si çà ne change rien a ta solitude, même si je ne suis qu'un imbécile qui croit encore qu'il peut serrer ses rêves dans ses bras.

Je voudrais chasser cette vision de ma tête, Mao.

Cette
petite fille avec un poids trop grand pour ses épaules, mais qui s'efforce de le soulever tout de même parce que personne ne le fait a sa place...le mot "destin" gravé dans le dos. Qui ne pleure pas, pour ne pas montrer la moindre faiblesse, et qui tourne le dos au reste du monde."

 

"C'est la vision que tu as de moi ? "

 

"Ça arrive, c'est pas toujours celle la, si c'est ta question, mais par moments, oui."

 

"C'est quoi les autres?"



"Il y en a tellement...

Il y a ce
tte jeune fille farouche a tout contact, dont les yeux lancent des éclairs des qu'on songe a s'approcher, mais ses prunelles sont vides, c'est celle qui ne ressent rien, rien d'autre qu'une rage haineuse pour les autres.

Il y a
celle que je vois s'abandonner parfois dans mes bras, qui voudrait être "la parfaite petite amie", pour que moi je me sente bien, oubliant par la même son propre bonheur, son propre plaisir.

I
l y a celle qui a le regard, inlassablement tourné vers le haut vers les sommets enneigés, un étrange sourire aux lèvres, qui murmure que lui au moins l'attendra, quoi qu'il arrive...bien que je voudrais lui chuchoter que je suis la moi aussi, elle ne m'entends pas, elle ne veut pas de moi dans son univers.

Il y
a celle qui profite de la vie, de ses amis, de ses parents, qui vit pour sa musique et ses passions sans se soucier des autres, je crois que c'est celle qui a le sourire le plus étendu...
Elle
qui court sans s'arrêter, jusqu'à ce qu'elle tombe en riant dans les champs se retournant pour dire a celui qui l'a laissé gagné sans qu'elle le voit qu'il a perdu.

Il y
a celle qui devrait me faire peur, si mon éternel fatalisme ne m'en protégeais pas, celle qui ne semble pas humaine.

Tous les êtres sont ainsi Mao. Tellement de facettes sur le même diamant
Qu'il est i
mpossible de toutes les voir en ne regardant que d'une seule façon.

Je n'aurais pas
la prétention d'être ton meilleur ami, mais je suis celui avec qui tu "es"...j'espère être un ami plus qu'un copain, je sais aussi que bien que tu ne me confies rien, je garderais ce que tu voudras me dire
j'essaye de t
e voir sous toutes tes facettes, Mao, pourtant, je sais que beaucoup échappent encore a mes regards.
J
e ne veux pas t'arracher a ta solitude, je ne sais pas si c'est ce que tu veux.
Tout
ce que je peux te dire c'est que si tu veux en sortir, je suis la."



Raphaël & Mao [25 Septembre 2008]
[Précepte Yin: Entraînez-vous à garder les secrets.
Ceux que l'on vous confie et ceux qui naissent dans votre coeur.
Ils seront un jour comme des trésors à (re)découvrir.]
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28 novembre 2011 1 28 /11 /novembre /2011 23:27

[Précepte Yang: Hurler n'est pas faire preuve d'autorité. C'est juste votre humanité que vous désavouez.]

 

Brûle mon petit, brûle. Emporte ton âme au tréfonds des ténèbres. Consume toi, lentement. Particule après particule. Voie ton esprit se défaire de sa substance. Constate que tous ce qui as put faire ta force à l'époque, n'a plus de valeur face au feu de tes démons.

Nous n'avons pas besoin des autres pour nous tourmenter. nous y parvenons très bien tous seul. Il n'existe pas de créature plus autodestructrice que l'homme. Nous sommes capables de nous infliger les pires tortures psychiques, parfois sans raisons. Bien souvent avide d'acquérir l'attention des autres, nous nous mettons en difficulté.

Que de souffrances inutiles. Les gens en viennent à mieux se connaître dans des états de déprime, que dans des états de joie. Les souffrances, les joies, les fantasmes, sont à l'origine même de notre condition d'humain. Elles font parties de nous, chaque jour de notre existence. C'est ainsi. Le problème viens du fait que nous privilégions les moments de souffrance à ceux de joie et d'allégresse. Les gens se complaisent dans leurs malheurs. C'est tellement facile.
Il n'y à rien à faire pour se sentir triste. Il suffit juste de penser, et ça va tous seul. Mais être heureux. en voilà une tâche ardue. Un combat de tous les instants même. Il faut penser à ces moments de bonheur, ne pas penser au reste. Il faut pouvoir prendre les choses comme elles viennent. Tels qu'elles se font. Sans chercher la petite bête. Mais l'être humain en est profondément incapable. Il rechigne à prendre le bonheur pour ce qu'il est. A savoir, une chose simple. Les gens tiennent à faire du bonheur, une chose fantastique et incroyable. Mais il n'en est rien.
Le bonheur est d'une simplicité confondante.
Nombre de fois j'ai entendu les gens me parler de "peine insurmontable" plutôt que de "bonheur incommensurable". Je trouve cela triste. Peut être que je ne connais que des gens triste aussi. Ou bien ont il plutôt choisi de se souvenirs de leurs peines, plutôt que de leurs joies. Il n'est pas improbable que ce soit plutôt çà qu'autre chose.
Ils sont rare, ceux qui vivent dans leurs moments de bonheur.

--

Tous ceci n'aurait du avoir aucune incidence sur nos vies respectives. Nous aurions du nous contenter de nous croiser, sans forcément partager quelque chose. Je me demande pourquoi j'ai commencé à changer ?
Pourquoi j'ai commencé à partager des choses avec les gens que je rencontrais ?
J'aurais simplement du continuer de marcher. Sans m'arrêter. Sans me retourner. Cependant, depuis que Raphaël à croisé ma vie et y est resté, je n'ai plus sut avancer de la même manière. Je le recherche constamment. je recherche une part de lui dans tous ceux que j'ai pu croiser par après. L'idée simple de le perdre à jamais m'est tous bonnement inconcevable. Alors je le cherche. Dans un geste, un mot, une attitude chez quelqu'un d'autre. J'en viens même à me demander si les gens que je côtoie actuellement, je les apprécie pour ce qu'ils sont, ou parce qu'ils ont quelque chose qui lui appartient. C'est cruel lorsque l'on y pense. Cruel pour eux.

Paradoxalement, je sais que je ne le retrouverai jamais tel qu'il est. Je sais qu'il est à jamais prisonnier de l'autre monde. Ce qui, d'une certaine façon le maintient éternellement avec moi. Mais sa présence physique me manque, et je cours après.
Je comble. Je pâlie. tant bien que mal. Je goûte à différentes chaleurs humaines, mais aucune ne vaux la sienne. Comment faire lorsque c'est un fantôme qui nous manque ? Bien sur, avec le temps, on fini par accepter ce manque. mais l'acceptation, ne permet pas de s'en priver pour toujours.
Raphaël était le seul qui tenait la distance. Il était le seul à accepter aussi bien mes travers. Il avait la force physique et mentale de me supporter. Et je sais que plus jamais aucun autre ne l'aura. C'est un sentiment profondément ancré en moi qui me murmure çà. Aujourd'hui je me sens comme si j'avais raté la plus belle chose de ma vie.
Cette plus belle chose, c'est lui. J'ai laissé filé le plus bel être peuplant cette terre. Avec l'impossibilité de le rattraper un jour.

Du coup, je me demande si il y a encore un intérêt à vivre ? Après tous le but de l'homme n'est il pas sa course au bonheur ? Puis je réellement trouver le bonheur, si lui je l'ai perdu ?
Cette question, je n'en aurais la réponse qu'à la fin de mon existence, autrement dis dans 80 ans...environ...oui je veux toujours vivre centenaire...


--

 

Les choses ne se passent jamais tels que nous les espérions, sinon la vie serait d'un ennui confondant.
Porté par ce flot d'amertume. incapable de comprendre pourquoi cette vie est la mienne. Incapable de comprendre pourquoi mes visions m'entraînent toujours sur une vie radicalement différente. Une vie qui ne se réalisera pas. Déchirée entre deux monde. Je suis incapable de savoir quoi faire. Mon existence se résume à celle des autres. Cruelle constatation. Je ne suis plus humaine. J'ai perdu la chose la plus importante qui nous caractérise. Je n'ai plus de rêve. Plus une seule chose à laquelle m'accrocher. J'ai perdu le feu sacré. J'ai perdu ma foi. Il l'a emporté. Cet ange noir à volé ma flamme intérieur. Il la garde jalousement avec lui. Prisonnier de cet autre monde. J'ai pris la meilleur partie de cet être lorsque nous nous sommes quittés. Il a volé ce qui me rendait si spéciale aux yeux de l'humanité. Alors au final; je suis devenue à mon tour un fantôme. Mais pas un souvenir fantôme. Non, juste le fantôme de ma propre existence. Je ne suis que l'ombre de moi même.
Ou suis je ? Perdue dans cette immensité, ou est ma place ?

Besoin de mon maître à penser. Besoin qu'on m'aide à me retrouver. A récupérer ma place. Je me dégoûte. Et pourtant je suis incapable de changer. Peut être ne suis je pas encore parvenu à la limite finale. Celle qui me fera tous détruire pour repartir de zéro.
Ou suis je ? Ou me suis je égarée? Perdue dans l'immensité de l'humanité j'erre tel un fantôme. Invisible aux yeux des autres. Ce n'est pas moi qu'ils voient. Ce n'est qu'un reliquat des plus ignoble qui puisse exister. Une simple enveloppe de chair. Sans morale, ni valeur. Comment les gens font ils pour apprécier un tel être aussi peu construit ?
Ou suis je ? Ou est celle que l'on appelle La Yankee ? Ou est cette Mao prête à relever les défis les plus fou ? Ou est cette fille qui utilisait le silence comme la plus aiguisée des lames ? Ou est cet être qui avait la foi ?
Ou me suis je perdue ?

 

--

 

Fermer les yeux, et oublier l'espace et le temps. l'espace d'une seconde, de deux heures, ou de toute une nuit. Fermer les yeux éternellement et vivre une autre vie. Penser que nous sommes autre et ailleurs. 

 

 

Mao.

 

[Précepte Yin: Lorsque vous devez avoir une conversation difficile avec quelqu'un, restez debout face à lui.
Prenez conscience de la stabilité du sol sous la plante de vos pieds.
Faites descendre votre respiration dans votre bas ventre, parlez du plus profond de vous même.
Vous vous sentirez soutenu par les énergies de la terre.]

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30 octobre 2011 7 30 /10 /octobre /2011 00:01

Un jour, promis, je prendrais les bonnes décisions.
Pour moi, et non plus pour vous.

DSC_1558-.png

 

Ca fait un an. Ma libération fut de courte durée. J'ai appris ma leçon trop tard.

 

Yankee Mao.

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26 septembre 2011 1 26 /09 /septembre /2011 01:14

[Précepte Yang: Dans votre maison, la chambre à coucher est la pièce la plus yin.
Si vous vivez en couple, installez quelques éléments yang pour assurer équilibre et harmonie.]

 

 

 

J'aurai aimé te le dire tellement plus souvent, lorsque cela était encore possible.
J'ai essayé longtemps, très longtemps, de me convaincre, que les choses allaient finir par se tasser.
Que je finirai par pouvoir vivre avec ou sans, tous dépend du point de vue.
Mais la réalité est bien loin de ce que j'avais imaginé.
La vérité est ailleurs. Pourtant çà je l'ai toujours su.

Je n'avais nullement prévu que ma vie prendrait ce tournant, ni que mon passé pourrait ressurgir de la sorte. Je n'avais pas pensé qu'un jour on viendrais me trouver pour me demander des comptes sur ce qui s'est passé il y a plus de 8 ans. Je n'ai pas imaginé une seule fraction de seconde, qu'à cause de tous ceci, je me retrouverais dans une situation aussi délicate.
Je n'ai pas put concevoir non plus qu'un jour la personne la plus importante de ma famille, se retrouverai aux portes de la mort.
Et je n'ai pas anticipé du fait de toute cette accumulation que je me retrouverai au plus bas. Dans un tel état de fragilité qu'il aurait été simple pour n'importe qui, me connaissant à minima puisse me briser.

Les vieux réflexes sont alors remonté à la surface. Tous le travail que j'ai pu faire au cours des dernières années, se sont soudainement envolés. Laissant place à nouveau, à cet être de violence que je suis. Laissant la part de moi qui n'a confiance en personne reprendre le dessus. Réagissant immédiatement à la moindre phrase, au moindre mot. Ne faisant plus la distinction entre ami et ennemi. Ne faisant plus la différence du tous. Pour moi, plus rien n'avait de valeur. A ce moment précis de mon existence, je me suis retrouvée plongée 8 ans en arrière. 8 longues années durant lesquels j'ai évolué, j'ai changé, j'ai appris, j'ai compris, j'ai menti, j'ai juré, j'ai tenu, j'ai oublié, j'ai retrouvé, j'ai battu, j'ai perdu, j'ai gagné, j'ai hais, j'ai aimé...

Je pensais en être loin maintenant. Être loin de tous ceci. Pouvoir dire au revoir à ce passé. Le remercier et continuer ma route. Mais je me suis trompée. J'ai fait une lourde erreur. Notre passé est si profondément ancré en nous, car c'est lui qui nous défini, que même lui dire au revoir est une chose impossible. On est obligé de resté constamment avec lui, il nous colle à la peau et à l'âme. Et pour un peu qu'on ne prête pas attention aux choses qui nous entourent, on fini par voir le passé se répéter, et à ce moment, les mêmes ressenti reviennent, les mêmes réflexes, les mêmes réactions, les mêmes mots, les mêmes gestes. Nous refaisons tous à l'identique. Car même si certaines de ces actions ont entraîné notre chute, au final, huit années plus tard, nous sommes toujours envies. Alors nous reproduisons le même schéma, car il est assimilé tel un schémas de survis ! Si tu reproduits ce que tu as fait dans le passé, alors tu survivras, car çà à déjà fonctionné. Mais peut on vraiment compter la dessus ? J'en doutes.
La situation n'est pas exactement la même. Les gens ne sont absolument pas les mêmes, et quand bien même ce serait eux, depuis ils ont grandis et sont sensé avoir changé. Et il est dur de savoir si leur passé leur colle autant à la peau que moi.

Je n'ai pas grandis, c'est un mensonge. Je suis toujours la même personne qu'il y a huit ans, mais je le cache d'avantage. Non pas par honte ou par gêne. Uniquement parce que je sais, que cet être là, ne serait admis nul part. Je porte un passé bien trop sombre et bien trop froid pour pouvoir prétendre à pouvoir vivre avec autrui.
Oh non, ne blâmez pas mes parents ni ma famille. Elle a été plus que présente, et à fait tous son possible pour moi. Mais il y a des choses que eux ne pouvaient pas gérer. Qu'ils ne pouvaient empêcher. Dont ils ne pouvaient pas me protéger.
J'ai grandis trop tôt, c'est la vérité.

Je me suis moi même enfermée dans cette bulle à l'époque. Un réflexe d'auto protection. Pour surmonter tous ce qui m'attendait. J'ai tout enfermé dans une boite. Que j'ai laissé cachée bien à l'abri des regards. Puis cette boite à été scellée par des glaces éternelles. Une histoire qui m'est propre, une histoire que peux connaissent.
J'ai vécue ainsi de longues, très longues années.

Et puis un jour, cette personne est entrée dans ma vie. Un jour tu es venu frapper à la porte de mon domaine. Je l'ai refermée aussi sec, je ne voulais pas de quelqu'un pour m'encombrer. Mais tu as insisté, tu as dis que tu ne me gênerai pas, que tu voulais juste m'aider dans mon combat. Je t'ai alors répondu, que j'avais déjà deux personnes pour çà. Tu n'as rien voulu entendre. Tu étais prêt à risquer ta vie. Après tous, toi aussi, tu n'avais plus rien à perdre.
Le temps à passé, et tu t'es approché chaque jour un peu plus. Essayant de me domestiquer. D'apprendre qui j'étais, d'où je venais, pourquoi j'étais ainsi, comment je réagissais.
Et moi ? Je m'amusais de te voir ainsi essayer de me comprendre. Çà ne me touchait pas spécialement, je trouvais juste cela amusant et distrayant. A chaque fois que je te repoussais plus ou moins gentiment, plus ou moins violemment, tu ne cessais de me surprendre par la façon dont tu revenais.
Jusqu'au jour ou tu m'as scotché sur place.


« Tu ne crois pas qu'on pourrait essayer de parler sans se bouffer le nez ? »
« Parler de quoi ? »
« De nous… »
« De nous ? Mais y’a pas de nous ! »
« Justement…je voudrais bien… »


Oh je t'avais prévenu que tu souffrirais, je t'avais averti que je n'étais guère le genre de personne à devenir fille douce et tendre sous prétexte qu'elle est avec quelqu'un. Tu savais que je ne faisais que t'admettre dans mon univers. Tu savais que je ne t'apporterais strictement rien de bon. Et malgré tous cela, tu m'as embrassé. Tu m'as tous promis à ce moment là.
Je ne vais pas à nouveau raconté notre histoire qui as déjà été tant de fois relaté et écrite.
Je vais juste rappelé ce à quoi tu t'es attelé durant tous le temps ou nous étions ensemble. Ce combat contre moi même, contre Lui*, pour récupérer le coffre scellé par les glaces. La façon dont tu l'en as extrait. La manière dont tu l'as ouvert. Et ce qui est arrivé ensuite.
Le temps est encore passé, nous étions ensemble, et les choses allaient. Nous vivions une aventure hors du commun.

La rupture. Tu es parti. Tu as abandonné tes promesses. Tu n'as pas remis le coffre à sa place. Tu es parti en laissant tous. Tu es parti en me laissant seule. Tu le savais, même Lui* n'était plus là pour resceller le coffre.
Parce que ce qu'il y a de pire que le sentiment d'amour, c'est le sentiment d'abandon.

Le temps à passé encore. Deux ans. Malgré tous ce temps, les choses n'ont pas réellement changé. Ton fantôme est toujours présent. Souvent quand je m'y attend le moins. Ces derniers temps, il était omniprésent. Une torture permanente. Je sais bien que je ne te reverrais jamais. Je sais pertinemment que les choses sont définitivement terminée. Je le sais, mais ton fantôme demeure et persiste à mes côtés.
On n'échappe pas à son passé.
Tu m'as laissé, et le coffre ne s'est pas refermé pour autant. Je l'ai juste caché, enfoui quelque part au plus profond de moi. De ce fait, tous ce qui arrive en ce moment proviens du plus profond de mon être. Ce qui rend les choses encore plus difficiles à gérer. C'est trop fort, trop violent. Je tente de respirer, dans un monde sans oxygène. J'essaye de voir, dans un monde sans lumière. Je suis incapable d'oublier. Je suis donc incapable de guérir. je ne peux pas dire au revoir à mon passé, car çà signifierai tout oublier. Et même si je voulais oublier les mauvais moment et toute cette souffrance, cela reviendrais également à oublier tous les moments de bonheur, car ils sont liés.
Je n'ai jamais été une belle personne. Tu le savais. Tu es resté tant que tu as pu. Jusqu'à ce que je te dévore et t'épuise.
Je ne me suis rendue compte que trop tard du mal que j'avais fait. De la souffrance que je t'avais infligé.
Je n'ai pas pu réparer mes erreurs. Tu m'as laissé, et j'ai souffert à mon tour. Je suppose que c'est une forme de justice. Nous devons tous payer pour nos erreurs un jour. On ne peux pas fuir son passé.

J'aurais du te le dire plus souvent quand j'en ai pris conscience.
Tu es la plus belle personne qui m'est été donné de rencontrer. Je suis désolé de tous ce que je t'ai fait enduré, même si je sais que çà ne changera strictement rien à ce qui as été fait.
Tous ce temps passé à tes côtés, font parties des plus beaux moments de mon existence, même si je ne te l'ai jamais dis.
J'espère simplement que dans une autre vie, quand celle ci sera terminée, mon âme retombe sur la tienne et que cette fois çi elle sache te garder sans te blesser.
Je t'aime.


Yankee Mao.

 

[Précepte Yin: Être ouvert, ouvert, ouvert...mais rester éveillé, afin de ne pas tout laisser entrer en soi.]

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16 juin 2011 4 16 /06 /juin /2011 19:19

[Précepte Yang: Ne comptez pas ce que vous donnez, mais ne promettez pas ce que vous n'avez pas.]

 

 

...S'étendre....

 

 

DSC06842--.jpg

La Folie S'écoulant Sur Ses Genoux Délicats

 

 

Yankee Mao.

 

[Précepte Yin: Si vous êtes mère, contemplez souvent la lune.
Elle vous apprendre comment être auprès de votre enfant,
comme une source lumineuse présente qui n'envahit pas tout l'espace.]

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15 mai 2011 7 15 /05 /mai /2011 22:07

[Précepte Yang: Se compléter l'un l'autre ne signifie pas s'enchaîner l'un à l'autre.]

 

 

 

On y a cru, mon amour, que ça nous arriverait.
Un aller en première pour l'idylle inégalée.
On la voulait l'histoire, on pensait l'avoir méritée,
Alors tu m'as ouvert ton coeur et j'ai plongé sans hésiter.
Tu savais que j'étais pas étanche.
Dans l'ivresse des profondeurs, je voyais comme une dernière chance
Sans m'estimer à la hauteur de pénétrer ton existence.
Mais on se trouvait si beaux dans le miroir que nos regards nous offraient,
Au grand jamais on y verrait un pavé dans le reflet.
C'était tellement surnaturel et évident,
Qu'on aurait traversé la mer à pieds sans se demander comment.

On y a cru c'est vrai,
Mais peut-être pas assez.
Maintenant va savoir quand va nous passer
Le sale goût amer dur à avaler.

T'étais ma viscérale, ma fiancée de Frankenstein,
Ma madame rêve.
Celle qui fait monter la sève et tomber la pression.
Tu semblais me réanimer me ramener à la raison.
Avant toi j'étais zombie, Prince de Valachie,
Comme une momie qui s'étiolait dans des fondations avachies.
Prêt à mourir encore cent fois pour goutter ta substance,
Je t'ai dévoré à outrance.

On y a cru d'accord,
Peut-être même un peu trop fort, dans nos cris dans nos corps.
Va savoir à quelle heure s'éclipseront les remords.

Pour toi, j'aurais voulu soulever des montagnes,
Mais je suis du genre à baisser les bras devant un tas de sable.
Dans mon bac à râteaux, pas de quoi faire un château,
Seulement un grain écrasé dans un étau.
Quand tendrement tu prenais ma tête entre tes mains,
Moi je me la prenais moins et ça me faisait du bien.
Mais ma connerie, ma folie, mes manières de gamins,
T'ont poussés, ma chérie, à écrire le mot « fin ».
Et me voilà dans mon coin
À chialer comme un con.
Il me fallait au moins ça pour que je t'écrive encore une chanson
Et que j'apprenne que l'amour ne sert pas de remède.
J'étais trop ignorant pour te prendre sans te perdre.

On y a cru c'est vrai,
Mais peut-être pas assez.
Maintenant va savoir quand va nous passer
Le sale goût amer dur à avaler.

Je te souhaite l'extase avec un autre que moi, mais pas tout de suite.
Qu'un prince charmant te rende visite et heureuse,
Mais quand même pas trop vite
Et subsiste l'espoir que quelque part dans ta mémoire cachée,
Mon nom ne soit pas sur liste noire mais sur papier glacé.
Qu'il te revienne avec des souvenirs à consumer.
Si jamais un soir la chaleur venait à manquer.

On y a cru d'accord,
Peut-être même un peu trop fort, dans nos cris dans nos corps.
Va savoir à quelle heure s'éclipseront les remords.

 

 

 

Au passé comme au présent, je conjugue cette chanson.
Ma vie est une succession d'évènement répétés et répétitifs.
Comprendra qui pourra... 

 

Yankee Mao.


[Précepte Yin: Faites des confitures.
Regardez fondre les fruits et le sucre tout en pensant à ceux que vous aimez.
Ensuite, offrez-leur des pots de cette délicate attention.]

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27 avril 2011 3 27 /04 /avril /2011 16:46

[Précepte Yang: Jouer avec vos enfants le plus souvent possible:
ce sont vos meilleurs professeurs pour apprendre à redécouvrir la vie.]

 


 Et si demain n'arrivait plus pour cette histoire ? En serai je triste ? Serai je en colère ? Énervée ou frustrée ? Désolée de la tournure des choses ? Serai je déçue ? De lui ou de moi même ? Aurai je des regrets ? Ou de l'amertume ? Serai je soulagée ?
Cette façon de fuit. Cette façon de se décharger de toute responsabilité et de toute prise de décision. Cela m'énerve, m'excède au plus haut point même. E parallèle, je n'ai qu'une envie, motivée par une fierté et un orgueil sans limite, c'est de l'empêcher de fuir. Démolir un à un, le moindre de ces arguments, la plus petite excuse qu'il pourrait trouver. Jusqu'à ce que finalement acculé et sans aucune défense il soit forcé de faire un choix. Un choix personnel et alors motivé par ses seules et uniques envies.
Si je parviens à ce qu'il cesse de fuit, qu'il me fasse face, alors peu importe sa décision, je l'accepterais. Avec le sourire s'il vous plaît. Car je n'aspire à rien d'autre qu'à ma propre liberté et à celle des autres. Nous ne sommes pas libre tant que nous fuyons. Aussi je m'acharne. Pas pour moi, ni même pour nous, mais pour lui. Je ne m'attend pas à ce que les gens comprennent mon raisonnement. A vrai dire, je pense que même lui ne pourrait le comprendre. "De quoi j'me mêle?".
Les gens estiment qu'ils n'ont pas besoin d'être sauvé, moi la première. Mais mes raisons sont différentes de celle des autres.
J'ai conscience d'avoir besoin d'être sauvée. Je le sais pertinemment. Il y a tellement de choses dont je dois me sortir, pour aspirer à la sérénité, que je sais que seule c'est une épreuve dur à relever. Mais j'en ai conscience.
Les autres l'ignores. Ils ne perçoivent pas leurs situations respectives. Ils jurent ne pas avoir besoin d'aide, alors qu'en vrai ils sont au bord de la rupture. C'est assez logique quand on y pense. Il n'est pas évident de prendre du recul sur sa propre situation. Donc ils disent ne pas avoir besoin d'être sauvé.
Alors pourquoi je dis que je n'ai pas besoin d'être sauvée si j'en ai conscience ? Uniquement parce que du fait de ma conscience accrue de ma situation, je peux prendre d'autres décisions. Je peux choisir ou non de me mettre en danger. Là ou d'autres vont simplement agir de façon inconsidéré et prendre des risques inutiles. Ce sont les autres qu'il faut sauver. Moi je peux attendre. On m'a appris la patience. Et tant d'autres choses. Je n'ai pas envie d'être sauvée. Ma vie n'a de valeur que pour moi et les membres de ma famille. Aussi fort puisse être leur amour, ce ne sont pas eux qui me sauverons. Ils m'empêchent cependant de mourir, chaque jour passant. Pour cela je leur en suis reconnaissante. Mais les autres cela ne les concerne pas. De ce fait je n'ai pas besoin d'être sauvée.
Aide toi, et le ciel t'aideras! Je ne compte pas sur les autres pour aspirer à la sérénité.
Et si il n'y avait pas de lendemain pour mes jours heureux ? Si les sentiments étaient définitivement partis. Bloqués dans un passé regretté. Gelé dans des glaces compactes et emplies de désespoirs. La douceur de souvenirs, amères et acidulés.
Si il n'y avait pas de lendemain pour mes jours heureux, que ferais je ? Vivre aurait il alors le moindre sens ? Aurai je, pour autant l'envie de mourir ? Ou bien me contenterais je de me laisser porter par ces flots de vie commun à chacun de nous ?
J'ai toujours eu foi en des lendemains, j'ai toujours profondément cru qu'il y en aurait. Pour les autres mais aussi pour moi. Alors je vais faire ce que je sais faire de mieux. Je vais croire. Faire confiance à mon intuition qui me dis qu'il y a quelque chose à tirer de lui. Faire confiance à mon intuition qui me dis qu'il y a quelque chose à tirer de lui. Et si finalement il n'y a rien, alors je continuerai ma route, comme je l'ai toujours fait. Perdre avec Classe et Vaincre en Osant.
_
Depuis quand ? Depuis combien de temps ? Pourquoi ? Quel intérêt ?
"Ca n'a pas de sens et tous recommence..." Eths -Infini
Et c'est çà, les choses se répètent encore et toujours ! Sans jamais changé, sans jamais varié. Aucune fluctuation. C'est un peu effrayant quand j'y pense. Condamné à vivre éternellement les mêmes choses. C'est un peu terne comme façon de penser. Mais rien ne me suggère le contraire. Je tourne en rond.
Ce goût d'inachevé en bouche. Un goût amère qui refuse de partir. Le pire étant qu'il se renforce au fur et à mesure des évènements jalonnant ma vie.
Il n'y aura pas de lendemain. C'est un constat amère que je tire à nouveau. Décidément l'amertume est le parfum même de ma vie.
Je vie. Je n'existe pas. Je vie au travers des autres, pour les autres. Les sauver, les soutenir, les orientés, les voir libre. Je vie pour çà, pour eux. Moi je n'ai pas d'existence. Je n'ai pas...
Je n'ai rien...
J'ai tous sacrifié pour les autres. Absolument tous. Je n'emporterais de toute façon rien dans ma tombe. Hier, aujourd'hui, demain, je suis sacrificielle, au delà des mots, et au delà des actes, c'est ma façon de vivre. Je n'ai jamais su vivre pour moi. Et personne n'a envie de vivre pour moi. Ma vie n'a de valeur que pour ceux qu'elle sert.
Je ne pourrais accéder au bonheur, je ne suis pas assez égoïste pour çà.
Heureusement pour lui, heureusement pour eux.
Sans doute malheureux pour moi, mais qui s'en souci ? Pas moi en tous cas. Je n'en ai que trop l'habitude.
C'est terminé. Il n'y aura pas de lendemain. Sacrifice de mon bonheur, pour sa liberté. Sacrifice de mon plaisir, pour le sien. J'ai fais le bon choix. Pour lui. J'ai tranché. Pour lui. Et moi dans tous çà ? Moi, je reste là. Je contemple le monde. Sachant pertinemment que cela ne changera rien. Sachant parfaitement que les conséquences seront uniquement valable pour ma personne.
Terminé. C'est ce que je me répète pour être certaine d'avoir bien enregistré l'information. Être certaine qu'il n'y a pas d'erreur. C'est bien fini de mon côté en tous cas. Peut être ai je pu laissé en lui suffisamment de choses pour que je demeure la gagnante de notre petit jeu. Dans tous les cas, il a perdu du moment ou c'était moi qui cessait le jeu pour lui. Et aussi lorsqu'il a transgressé nos propres règles. Preuve cinglante de son incapacité à assumer ses propres décisions. Se cachant derrière de faux prétextes, de fausses excuses.
Aussi il a perdu. Car un tricheur n'est jamais un vrai vainqueur !
It's Over...for the moment...
 

Yankee Mao.

 

[Précepte Yin: Dans une conversation, sachez ouvrir des portes, créer des passages, inspirer de nouvelles pistes.
Ainsi vous nourrirez la parole autant qu'elle vous nourrit.]

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11 mars 2011 5 11 /03 /mars /2011 23:49

[Précepte Yang: Pour libérer les autres de leurs peurs, il faut être soi-même libéré des chaines de ses angoisses.]

 

Tu m’expliques comment j’ai pu en arriver là ?

On aurait pu simplement croire, que le hasard m’avait conduite vers lui. Que le tout n’était qu’un enchaînement fortuits de circonstances toutes plus étranges les unes que les autres.

Avoir des amants, surtout un. Les deux autres n’étant qu’un bienfait passager, alors que mon cerveau réclamait le silence. Ils ont en ce sens rempli leurs offices. Durant quelques minutes, je ne pensais à rien.
Alors que mon amant principal, lui avait le don de pouvoir faire de mon cerveau ce qu’il désirait le temps qu’il était avec moi. Réflexion intense, introspection au travers de nos histoires. C’était étrange d’être avec lui. Un sentiment de sécurité, sans pour autant parvenir à être sereine.
C’est pour cette raison que je savais à l’avance que je ne pourrais en tomber amoureuse, bien que lui avait cette peur. Ce qui expliquait sa réserve à mon égard. Il me la avoué de lui même.
Si j’avais sut, je l’aurais rassuré de suite. Peut être ce serait il senti plus libre alors. Mais qu’importe, là n’est pas le sujet.

Je sais pertinemment que sans cet amant, je ne vivrais pas ce que je vie actuellement. De par sa nature même, il m’a ouvert à de nouveaux horizons. Et à révélé des partis de moi même que j’avais enfouis depuis un an au fond de moi.
En quelque sorte, il avait préparé le terrain pour ce qui allait suivre.
Je doute que j’aurais accepté ce verre, si je n’avais pas eu plus confiance en moi, grâce à lui.
Je doute aussi, avoir été capable de moi même, d’aller cueillir ses lèvres chaudes.
Mais j’ai eu l’audace de le faire, et j’en suis contente.

Je me suis sentie perdue un long moment, ne comprenant pas ce qu’il m’arrivait.
Je ne comprenais pas, pourquoi lui ? Pourquoi si vite ? Pourquoi de cette façon ?
Des questions répétées et répétitives.

Les réponses quand à elles ne sont pas venues de suite. Mais elles n’ont pas tardées. C’est à partir de ces réponses que j’ai pu faire un lien avec les prophéties des Oracles.
« Tes pas dans le monde réel seront guidé par l’autre monde. N’en doutes pas, la fusion est totale et tu ne pourras jamais clore les portes de ton domaine. Ton destin est déjà écrit. Tu vivras entre les deux univers ; passeur, guide, messager, bouclier, épée…Là est ton destin.
Tu portes en toi une relique des temps anciens dont tu ne saurais te défaire qu’à l’aube de ta mort. »

Pourquoi lui ? Car j’ai senti dès que j’ai croisé son regard, tous ce qu’il y avait derrière.
Pourquoi si vite ? Son arrière monde est sur le point d’être chamboulé. Ma simple présence réveille en lui ces autres hôtes. De façon plus ou moins violence, plus ou moins marqué.
Pourquoi de cette façon ? là est la seule question à laquelle je n’ai pas de réponse. Le fait que j’agisse autrement, avec des instincts que je m’étais refusée d’exprimer jusqu’içi me laisse perplexe.
Mais je n’ai pas peur. Ces nouveautés ne m’effraie pas. Le changement ne m’effraie plus.

Il est quand même étrange de me dire, qu’au final, tous ceci était déjà en partie écrit.
Les oracles viennent tous les ans, et me font leurs annonces. Chaque année, elles se révèlent exact.
Là ou mes propres visions ne sont pas systématiquement valide.
Parfois elles sont même complètement erronées. Je peux influer dessus. Alors que les annonces des Oracles, n’ont jamais failli.
Mes visions m’offrent le choix de voir des futures possible. Une infinité.
Un présage pour me laisser le choix, pour m’avertir. Libre à moi d’en faire ce que j’en veux.
Mais il y a tellement longtemps que je n’en ai plus eu. Aurais je perdu mon don ? Ou bien serais je simplement pas disposée à en recevoir. Mes nuits étaient tellement agitées, mes journées tellement chargées, que peut être n’étais je plus réceptive aux ondes et aux flux qui m’entouraient.

Pour en revenir au fait, de cet être que j’ai rencontré il y a quelques temps, il n’y a pas que çà qui m’attire à lui.
Quand j’ai croisé son regard, bien sur j’y ai vu tous son arrière monde, mais je l’ai vu lui surtout. Rempli d’une profonde noirceur, habilement dissimulée sous un fin sourire, et une langue moqueuse par moment.
Je l’ai vu lui, seul. Ne demandant qu’à pouvoir aimer à nouveau. Etre animé de cette même flamme, sans voir ses ailes réduites en charpies par des glaces tranchantes.

Sa solitude m’a percutée de plein fouet. Une espèce de claque qui décalque la gueule. Pourtant il était entouré d’amis quand je l’ai vu pour la première fois.
Et je l’ai trouvé beau. Simplement. Je ne parle pas de physique. Mais bien de son esprit.
Ce qui émanait de lui était complètement différent de ce que les autres pouvaient dégager.
Et j’ai été fascinée. Attirée inexorablement, comme une phalène vers un feu.
Au début, c’était çà. Intriguée, voulant satisfaire ma curiosité. Savoir si ce que j’avais vu était confirmé.

Je me suis retrouvée avec lui quelques fois. C’était la deuxième claque en quelques jours. J’étais autres avec lui. Autres, ou bien moi. Ce vrai moi, qui as toujours été réprimé volontairement. « Tu es trop sacrificielle. »  C’est ce qu’ils me disent toujours. Je me sacrifie pour les autres, je module mon être pour faire en sorte que les autres soient au mieux.
Avec lui, çà coulait tous seul, je n’avais pas besoin de réfléchir. Et c’est là que ca deviens pénible à admettre, je suis sereine quand je suis avec lui. Un break dans un quotidien trop chargé.

L’espoir n’existe plus chez lui, et pourtant je continue de rester ici. Pas trop près, je ne veux pas être envahissante, après tous je ne suis personne. Pas trop loin non plus, c’est égoïste.
Pourquoi rester, si les lendemains semblent mort avant même d’avoir évoqué leurs existences ?
Mon âme d’enfant, cette petite part de moi, bien protégée, porte un espoir sans limite sur les lendemains, quels qu’ils soient. Et c’est naïvement, que cette âme d’enfant, pense qu’elle pourra partager son espoir.

Je n’attends rien, ne vous méprenez pas. Il est des choses que nous ne sommes pas en mesure de commander, de contrôler.
Je me contente d’être là, de vivre ma vie, et parfois de croiser la sienne.
J’aime nos rencontres, simplement.

Yankee Mao.

 

[Précepte Yin: Aimer, c'est contempler la solitude de l'autre et rester émerveillé de son mystère.]

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11 mars 2011 5 11 /03 /mars /2011 22:34

[Précepte Yang: Ne choisissez pas la vie des autres à leur place.
Invitez-les à découvrir leur propre potentiel.]

 

Je l'avais senti, je l'avais prédit. Mon instinct ne me trompe jamais. C'était une erreur de croire que j'avais changé.
"La tristesse, le remord, l'amour, tous cela rend faible. Mais la colère, la loyauté, la fierté, çà par contre çà rend très puissant."
Ce sont des choses que je n'ai jamais oublié. Malgré ma tendance ces derniers temps à être plus diplomate.
Ma nature profonde est ce qu'elle est, et quelque soit les formes que je peux y mettre, le fond reste le même.
Ils l'ont oublié, ils ont eu tord. Oubli, ou peut être ont ils cru que ce n'était pas réel. Que ce fond était aussi une pure invention de ma part.
Si ils l'ont cru, ils sont naïfs. Et cela leur couteras cher.

Je ne peux m’empêcher d’être épatée par ma propre naïveté. Mon instinct, cet infaillible instinct, me disait depuis le début, que quelque chose se tramait. Quelque chose de plus grand.
Mais je ne trouvais pas de quoi il en retournait. Alors au bout d’un an de supplique, et de quémandage à demi mot, j’ai fini par l’accorder à nouveau. Ma confiance.
J’ai enfin saisi cette main qu’elle me tendait depuis tous ces mois, et j’ai fermé les yeux. Au nom de cette amitié qu’elle me clamait depuis tant de temps, que selon ses dires je ne respectais pas du fait de mes silences.
J’ai parlé. Avec hésitation et appréhension, mais j’ai parlé. Et quand j’ai eu fini, je me sentais étrange car j’avais certes appris de cet échange, mais mon instinct me hurlait combien mon erreur fut grande.
Ohhh ce ne fut pas une surprise au final quand j’ai appris la vérité, si peu de temps après avoir parlé. Mais je me suis quand même permise de rire de ma stupidité.
J’ai ri, jusqu’à ce que je comprenne l’ampleur de la chose. Et là tout à basculé.
La colère ma prise à la gorge, la rage a fait bouillir mon sang, la haine avait saisi mon âme.
Toutes ces choses qui à l’époque ont fait de moi cet être si dangereux ont ressurgi plus violent et plus profond que jamais.

Des pulsions meurtrières, des élans de violences, des excès de rage.
Perte de confiance en l’humanité, sauf 5 d’entre eux en dehors de la famille.
Retour dans un état passé, si rapidement, si facilement.

Après une première réelle nuit de sommeil, au réveil, j’ai réalisé, j’ai compris.
L’inutilité flagrante de tous ceci.
Elle ne mérite même pas ma rage, tant ce qu’elle a fait est ignoble. Elle ne mérite rien de moi. Si ce n’est une ignorance totale, et c’est ce à quoi elle aura droit.
Je ne regrette rien. Ce serait idiot. J’ai de toute façon prit la meilleure partie d’elle lorsque nous nous sommes séparées.
Et j’ai tant de choses encore pour moi.

« I can forgive and I'm not ashamed to be the person that I am today.”
Staind - So Far Away.


C'est tellement çà. Décidément Aaron à vraiment un don. Je n'ai pas honte de ce que je suis devenue. Je l'assume même fièrement, répondant à qui me pose des questions. Je n'ai pas peur du regard des autres. Je sais pourquoi et comment je l'ai fais. Le reste importe peu.
Je peux pardonner, c’est une certitude. Mais en ai je vraiment envie. Pour moi pardonner, reviendrais à oublier. Si j’oubli je recommettrai les mêmes erreurs. Je n’en ai aucune envie. Je ne lui pardonnerai pas. Elle devra assumer ses actes jusqu’au dernier jour.
Je crois que c’est ma façon à moi, bien à moi, de clore ce chapitre de ma vie, alors que c’est elle qui en a écrit la trame.

Plus de haine, pas de revanche. Bon vent, et que sa vie soit belle. Cela ne me concerne plus désormais. Qu’elle apprenne ce qu’est la réelle liberté, et aille la chercher, mais qu’elle soit prête à assumer. Chose qu’elle n’a jamais sut faire à mon sens.

Ceci est un Adieu. La meilleure partie d’elle est de toute façon en ma possession.

 

Yankee Mao.

 

[Précepte Yin: Quelle est la plus puissante réponse aux tourments de l'autre ?
Celle qui ouvre le coeur et nourrit profondément l'amitié.
Une courte phrase: "Je comprends."]

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