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8 mars 2015 7 08 /03 /mars /2015 23:08

[Précepte Yang: Vous vous sentez fatigué et vous perdez courage ?
Placez le dos de la main droite dans la main gauche. Avec votre pouce gauche, appuyez fortement au centre de la paume droite.  En massant quelques instants ce point précis, vous débloquez vos énergies.
Répétez l'opération en changeant de main. ]





Le pire, c'est que j'le savais, quand y'a un peu plus de 5 ans, tu as mis fin à toute notre histoire. J'le savais, que y'aurait personne qui serait à ta putain de hauteur.
Mais qu'est ce que tu as fais de moi ? J'suis un être en permanente recherche depuis ce jour...
Ca me fatigue...Ce que tu as fais de moi me fatigue tellement. Rechercher, sans trouver. Encore et encore, à n'en plus pouvoir marcher.
Parfois j'ai envie de te crier qu'il faut que tu reviennes à mes côtés, car y'aura jamais personne d'autre qui pourra m'aimer et me supporter comme je suis. Mais c'est trop égoïste comme façon de penser et de faire. Alors, je me fais silence, et je continue de rechercher. Parce que j'ai pas envie de me détester d'avantage en devenant une de ces personnes pleine de jalousie et de rancœurs.

Il existe des individus, qui ont ce don étrange de nous faire mettre un genoux à terre avec un seul regard.
Et puis y'a eu cette personne. Qui depuis 5 ans, sans même le savoir, sans jamais le vouloir, ni même me le souhaiter, me fais creuser ma propre tombe de la solitude.

Comprennez moi, ou ne comprennez pas, ca m'est égale.
Depuis 5 ans, je rencontre des gens. Beaucoup. Des personnes parfois fantastiques et originales. Parfois des connards sans intérêts.
Mais peu importe qui je rencontre. Leurs promesses. Leurs espérances. Leurs amours. Leurs rêves. Leurs qualités.
Peu importe tous çà, au final, ils ne sont pas à la hauteur. Ils ne sont pas capable de tenir la distance.
On a beau me dire de "revoir mes critères a la baisse", c'est des conneries, j'ai jamais eu de critères. J'men fiche qu'il soit grand, qu'elle soit blonde, qu'il soit musclé, qu'elle soit souple, qu'il soit cultivé cultivé,  qu'elle soit artiste, qu'il soit gauche, qu'elle soit timide, qu'il soit bon cuisinier, qu'elle soit douce, qu'il soit fier.
J'men fou comme de mon premier fist, c'est pour dire !
C'est juste, qu'ils sont pas à la hauteur. Le feeling, c'est une chose, et je l'ai déjà eu avec quelques personnes depuis tous ce temps.
Mais après, quand il a été question de passer outre ce feeling, j'ai eu droit à des déceptions de plus en plus grande.
Pas forcément sur ce qu'ils étaient, non. Ca reste des personnes merveilleuses. Mais cette chose qui avait lieu entre nous, ne me convenait pas. Ne me conviens jamais.

Je suis une éternelle insatisfaite à cause de toi. De ce lien si particulier que nous avons crée entre nous, et qui quelque part, existe toujours. Je me retrouve comme une con, à chaque fois que je commence à créer un semblant de relation avec quelqu'un, à devoir choisir un rôle à tenir, et je n'y parviens pas.
Dieu que c'est contraignant. Ne puis je donc pas simplement être moi avec toute la complexité que cela peux sous entendre ?
Avec mon amour débordant. Mon abnégation totale. Mon besoin de contrôle permanent. Mes pulsions sexuelles débordantes. Mes envies de domination. Mon endurance. Mon imperfection. Mon impatience. Ma folie. Ma rationalité. Ma curiosité maladive. Mon insécurité. Ma félinité. Mon romantisme old school. Mon côté garçon manqué. Mon charme désuet. Ma soif d'expérience. Ma peur de l'échec. Mon armure. Ma passion des corps. Ma recherche du plaisir. Ma capacité à passer d'un extrême à l'autre en un battement de cil. Ma faiblesse omniprésente. Ma feignantise. Ma force acquise à force de souffrance. Mon dégout de moi même. Ma nécessité de protéger l'autre.

Tant et tant de choses, qui font que personne ne peux accepter autant de contradiction. Personne ne peux endurer un être comme moi. Il y avait toi, mais au final, n'es tu pas partie pour toutes ces raisons ? Ma propre schyzophrénie ferait fuir mon double si il était sain d'esprit.
Je me ferai peur à moi même, si je n'avais pas abdiquée depuis longtemps devant ma destinée.

La suite maintenant, c'est quoi ?
La suite, elle est simple.
Survivre, dans un premier temps.
Trouver mon plaisir, car j'en suis encore loin, et que rien n'est plus sacré que le plaisir.
Exister, par moi même et pour les autres.
Protéger, tous ceux qui me tiennent à coeur.
Aimer, la vie et son imperfection.

Yankee Mao.

[Précepte Yin: Vous êtes épuisé ?
Acceptez votre fatigue.
Ne vous éreintez pas davantage en la combattant de toutes vos forces.]

 

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8 janvier 2014 3 08 /01 /janvier /2014 00:48

 

[Précepte Yang: Le temps n'est ni notre ennemi, ni notr maître, ni notre esclave.
Il est ce que l'on est.]

 



Une chose à laquelle je ne m'attendai pas.
Une chose que je me serai bien abstenue de retrouver.
Mon esprit glisse par le fond, dans l'obscurité de ce passé bien trop connu.
Il se laisse couler dans le sombre spectre de cet être que je fus jadis.

Oui, il se laisse couler. Non, je ne le retient pas.
Cas de force majeur. Nécessité absolue.
Appellez çà comme vous voulez.
Je dirai simplement, qu'à force d'avoir laissé les meilleures, et j'entends par là les plus fortes, parties de moi même de côté, elles ont finies par revenir quand la situation l'exigeait, en pleines formes. Plus puissantes que jamais.

Le Dragon. Voilà comment je nomme cette part de moi même qui actuellement engloutie mon âme.
Ne vous laissez pas bercé par ce doux nom, il n'a rien de capricieux, ni de majestueux.

Il y avait longtemps, que je n'avais plus donné libre court à cet exercice mentale qu'est la manipulation. Surtout à ce niveau.
Quand on tombe sur quelqu'un, dont l'esprit est dans une logique rationelle à l'extrême, et qu'on veux l'amener à un point bien précis du domaine sentimental, il faut être préparer à sacrifier sa nuit.
C'est ce que j'ai fais. Lachant mes jeux ludiques et reposant, pour venir me perdre dans le labyrinthe cérébrale de cette personne. Personne qui n'avait aucun envie que j'en découvre le moindre couloir au passage.
Mais peu m'importait, les enjeux étaient bien au delà.
Alors j'y suis allé, laissant ma conscience sombrer, pour ne plus rien ressentir. Ne plus considérer cette personne, comme quelqu'un à qui j'attache de l'importance, mais juste un défi de plus.
Je l'ai baladé à ma suite, et quand de temps à autre, il avait un sursaut de lucidité et qu'il tentait de me fermer des portes, je faisais voler les verrous un à un, sans aucun ménagement, ni aucune délicatesse.
J'ai brisé toutes les barrières qu'il avait lui même érigé dans son propre esprit pour ne pas admettre la vérité. Pour la cacher aux yeux de tous, mais surtout aux siens.
Je l'ai obligé à admettre cette vérité à moi même mais aussi à une tierce personne.
Je l'ai brisé.
Foutant un bordel innomable dans sa tête brune, habituellement si bien ordonnée.
Le pauvre, je ne lui ai laissé aucune chance. Non je plaisante je m'en moque de ce que je lui ai fait.

C'est précisément en écrivant cette phrase, que je me rend compte que je suis redevenue cet être du passé. Sans morale, ni considération pour la vie d'autruis.
La seule chose qui compte c'est la quête de vérité pour Elle*.
Pourtant je tiens à cette personne en temps normal, énormément même. Et jamais mon moi actuel, n'aurait même toléré que je puisse envisager de le manipuler, quelle que soit la cause à défendre.
Mais voilà, mon moi actuel, n'est plus. Il a sombré. Il n'était pas à la hauteur. Ne le sera jamais d'ailleurs.
Il faisait les mauvais choix, et se complaisait dans un sentimentalisme inutile.

A présent, je me retrouve dans un état second. Proche de l'éther.
Je n'ai que faire de la destruction que je suis entrain d'engendrer ou même des vies qui vont définitivement basculer de l'autre côté du miroir.
Après tout, elles n'avaient qu'à être, elles aussi à la hauteur de cette réalité.
Je ne sème pas que la destruction, car dans tous ce chaos reignant, je reconstruis ce qui n'aurait jamais du être ébranlé.
Ma faute, j'ai dormi trop longtemps et trop profondément. Je n'ai pas vu les mauvaises gens et leurs pièges détruires les piliers des êtres qui me sont chers.
A présent, je suis éveillée, et je reprends les choses en main.

On m'a menacé. Voila bien longtemps que cela n'était plus arrivé. On as menacé mon existence dans cette sphère sociale. Pas directement, cet homme n'est pas fou. Mais de manière détournée. Me faire comprendre qu'il était entrain de glaner des informations à mon sujet au près de ce microcosme qui nous unis tous.
Je suis à l'heure actuelle, une menace potentielle pour lui, car je suis la dernière à pouvoir l'empêcher réellement d'obtenir ce qu'il désire. M'avoir de son côté n'est pas possible, alors le seul moyen d'éradiquer la menace que je suis, c'est de me tenir au collier. S'assurer par l'information et la connaissance de ma personne que je ne puisse lui nuire sous peur de représaille.

Ce que je trouve amusant dans cette situation, c'est que si il avait fait cette démarche il y a quelques semaines, je me serai inquiétée. Réellement. De ce qu'il aurait put envisager de faire.
Mais çà, c'était avant. Avant de retrouver ma liberté de mouvement, et mes ailes de ténèbre.
Maintenant, j'attends patiemment, et je l'observe glaner ses informations, limite je lui en donne gratuitement.
Car tout ce qu'il pourra récolter ici ou ailleurs, ne lui permettra jamais de m'atteindre moi.
Je n'ai jamais existé. Et ma vie n'as jamais eu de valeur que pour moi même. Quand bien même il retournerait la terre entière contre moi, que je continuerai de m'en foutre. Car ce n'est pas une carcasse vide qui me fera peur.
Tous les mensonges du monde et la fourberie aussi habilement utilisé soient ils, ne permettront de me faire mettre un genoux à terre.

Jamais je n'abandonnerai.

J'aurai pu en retourner à mes ténèbres et dans mon sommeil. La chose aurait été aisée, retourner dans mon réceptacle et attendre la prochaine fois qu'elle aura besoin de moi. Mais depuis que je dors, depuis ces longues années, ou je n'ai pas donné ma voix aux chapitres de son existence, elle n'a fait que s'enfermer dans une spirale malsaine et autodestructrice. Je ne laisserai plus cela arriver de la sorte. Il n'y a que moi, qui ai le droit de la briser. 


Réveillez vous, je ne suis pas un saint, ni un ange, encore moins un démon, je ne suis pas humaine non plus. Je suis juste un esprit tellement rapide qu'il y laisse sa matière dans le vent. Un dragon capable de tout détruire sur son passage sans la moindre pitié ou compassion.

 

Tout comme l'eau. Elle emporte tout sur son passage. Elle peut être calme et paisible, porteuse de vie, et de sérénité. Ou bien, elle peux entrainer la mort sous des flots déchainés, arrachés toutes constructions, toute évolution naturelle, submergée toute la vie, porteuse de mort. L'eau donne et reprend.

 

Je suis l'Eau. Je suis le Dragon.


Dragon.

[Précepte Yin: Perdre son temps, c'est bien souvent gagner le goût de la vie.
Aussi, soyez un peu plus lent dans vos gestes de tous les jours,
lorsque vous mangez, lorsque vous aimez, lorsque vous respirez.
Vous serez étonné des saveurs nouvelles qui viendront à vous.
]

 

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12 septembre 2013 4 12 /09 /septembre /2013 00:18

 

[Précepte Yang: Du printemps à l'automne, levez-vous quelques minutes avant le soleil. Faites bouillir un simple bol d'eau minérale que vous boirez lorsque le jour commencera à poindre.]

 

DSC08434.JPG



Fierté et Honneur.

Deux notions, que l'on tente de nous inculquer. Que l'on se veux de respecter.
Parce que ce sont des valeurs nobles. Elles sont belles ces valeurs après tout.
Ne jamais se parjurer. Ne jamais mentir. Toujours faire face. Rester digne, droit et intégre.

Certaines personnes ont plus ses valeurs que d'autres. Certains en font leurs crédos de vie, d'autres pas.

J'ai réussi, à faire mes preuves. Pour intégrer une belle comunauté, celle des Faluchards.
Traditions. Esprit de famille. Festivité. Amusement. Honneur. Fierté. Joie. Amour.
Voilà telle que je voyais cette communauté, pleine de promesse, à ceux qui savaient lui ouvrir ses bras.

Je l'ai cotoyée deux longues années, presque trois, avant d'obtenir moi même ma faluche.
J'en ai vu des polémiques défilées. Des soucis de personnes à personnes. Des conflits de falmilles à falmilles.
Des guerres de pouvoir, d'autorité et de respect.
Mais jamais je n'ai été dégoutée. Jamais je n'ai remis en question, le bien fondé même de la faluche.

J'ai été baptisée, et à commencé une année bien différente. Mon baptême était magique et merveilleux. Orchestré par mes deux parrains, et supervisé par mon parrain de coeur. Sous l'oeil bienveillant, d'une communauté qui m'attendait depuis longtemps. J'étais aux anges.

 

Mais cette année qui n'est même pas écoulée, car mon bouchon est toujours suspendu à ma faluche, m'a montré quelque chose que je ne pensais pas possible.
Oh j'en ai entendu des gens qui disaient "si c'est comme çà, je quitte la faluche !", "mais j'en ai rien à foutre je la brûle moi ma fal' !".
Mais voir quelqu'un, qu'on apprécie, qu'on respecte, arracher lui même ses rubans de sa faluche, dans une colère noire.
Non, çà je ne pouvais le concevoir.

Cette violence...toute cette violence. Qui semble déborder de nous. Qui semble se répendre tout autour de nous.
Est ce là, le chemin à suivre pour tout homme désireux de vivre ?
Je me refuse de le croire. Pour moi ce n'est pas la voie.
Pourtant de la rage, de la colère, je suis celle qui dois le plus en porter au sein de toute cette communauté.
Vraiment. J'ai une conscience très accrue de moi même, et je sais, que si on m'en donne l'occasion, des têtes sauterons.
Mais la vérité, c'est que depuis quelques années, j'apprends à la contrôler, à la réprimer. A vivre avec et à ne jamais l'exprimer. Même si il m'est arrivé de faire quelques incartades. Mais jamais plus, je ne suis laissée emportée par une rage noire. Me rendant aveugle à tout autre chose.

Pourtant ce soir, je l'ai vu. La folie et la déraison de l'homme. La rage et l'amertume. Je les ai vu, ces hommes blessés, levant la voix et le poings dans l'espoir vain de prouver qu'ils sont toujours vivant et entier.
Mais la vérité, c'est qu'ils sont morts. Ils se sont tués. Entre eux. Un fratricide.

Notre falmille se déchire de l'intérieur.

Je me fiche de savoir si l'Alsace a perdu la crainte qu'elle insuflait aux nationaux, la vérité, c'est qu'il n'y a que l'amour, qui pourra nous sauver de notre propre mort.

Ce soir ma faluche était sur l'épaule gauche. Ce soir, ma faluche était en deuil.
Ce soir, la vision que j'avais de ma communauté à changée.
Ce soir, plus que n'importe quand, je comprends combien nous sommes tous humains et faibles devant la souffrance.

Yankee Mao.

[Précepte Yin: Quand vous prenez une douche,
sentez l'eau tiède couler longuement le long de vos épaules,
de votre nuque.
Visualisez tout ce dont vous vous débarrassez: doutes, fatigue, stress.
L'eau vous lave vraiment quand elle vous apporte une nouvelle énergie.
]

 

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27 février 2013 3 27 /02 /février /2013 00:00
[Précepte Yang: Les opinions arrêtées n'ont qu'une seule fonction : arrêter votre évolution.]

Il y a des mots, qui font toutes la différence dans la vie.

"Mamie Yankee adorée !!!!

C'est drole comme ce surnom te va bien... Non pas que tu sois déjà sénile, mais c'est dingue comme, à travers tous tes bons conseils, on a l'impression que tu as déjà vécut tant de choses que la vie ne peux plus te surprendre.
Allez, avoue que Merlin t'as donné le secret de l'elixir de vie éternelle et que tu es née en 1873. XD
 
C'est énervant, parce que tu arrive toujours à poser les mots exacts sur les problèmes que je n'arrive pas à exprimer...
Enervant, mais drolement rassurant de savoir que je suis pas la seule dans ce cas là.

[....]

Tu m'as énormément manqué aussi pendant tout l'été, mais je pensais à toi souvent. Par moment même, devant certaines situation, je me suis demandé "qu'est-ce que ma Mao aurait fait ?" Et même si la réponse n'est pas venu, ça m'amusait beaucoup de penser à la réaction que tu aurai pu avoir.
 
J'ai drolement hate de te revoir en chair et en os, et de t'écouter parler, encore et encore...
Tu as du remarquer quand j'étais à Strasbourg que je n'étais pas spécialement bavarde, alors que d'habitude, je débite tout ce que je peux. Mais (ça va te faire rire), tu as un tel charisme que quand tu parles, on est... subjugué... hypnotisé... et on a pas d'autre choix que de t'écouter parce que c'est toujours passionnant.
Et bien souvent tu exprimes avec des mots ce qu'on pense tout bas, alors toute réplique devient inutile.
Mais jamais je n'oublierais ces quelques jours avec toi. Et même s'il n'y avait pas eu le concert des Bullet, rien que de passer quelques jours avec toi est un vrai bonheur, parce que ta présence est drolement rassurante et qu'avec toi à nos coté, on a l'impression que la terre pourrait explosé, rien ne nous atteindra."

Niph' le 12/08/08.


david-thanks.jpg



















David le 11/12/09.



"dis toi que tu es quelqu'un que je ne pourrai jamais oublié, on c'est connu à un moment qui fait que je peux pas oublier, j'ai juste moins de temps pour te parler, je le regrette mais je n'oublie pas. ... j'oublierai pas qui tu es et comment tu es, et tout ce qu'on a pu dire il y'a des mois, c'est à toi que je parle le plus et à qui je parle vraiment, la preuve tu me connais quoi que tu penses, j'aime bien ton humour et je sais que je peux aller aussi loin que je veux, tu me suis parce que t'es loin d'être conne, j'ai tjs aimé ta façon de pensée,  il y'a une poignée de personnes à qui je parle ouvertement, mais toi t'es la première,  j'espère que tu me crois, ça ressemble à un mauvais roman mais bon c'est vrai, t'es Yankee Mao, je peux pas oublier ^^  et puis on se parle pas pendant un moment et quand je te reparle c'est pareil je te trouve tjs bien cool  "
Morgan le 21/11/09.

"Je t'ai toujours vu comme çà. J'la trouvais spéciale notre relation, ta manière de voir les choses était intéressante, un mélange, un paradoxe entre éloignement et rapprochement. Dans un sens, elle était plus complexe. Tu étais distante et tu ne venais que par hasard ou d'un coup parce que tu voulais ou...je ne sais...mais parfois tu étais très proches, comme pour me donner une chance. Mais je voyais ces moments comme un plaisir. Que tu t'accordais ou une faiblesse. Je bougeait entre objet et confident d'un être solitaire et à moitié perdu. Ce que j'aimais avec toi, c'était tes longs messages poétiques qui indiquait plus qu'autre chose la mélancolie et surtout le sérieux de tes dire. Rien de préparer, la beauté du coeur et non du cerveau."
Locki le 29/12/11.


"Qu'est ce que tu veux m'imposer ? Je t'aurais dis que j'avais pas le temps et tu te serais fait plus de mal qu'à moi.
De là à me perdre...tu peux t'accrocher !
Les gens que tu dois perdre, et y'en aura encore... si tu les perds c'est qu'ils ne valaient pas grand chose au final....moi j'ai peu d'amis, mais ils sont là quoi qu'il se passe, ne demande rien en retour, ne discute pas mes choix...
Je suis pas beaucoup présent dans ta vie, encore moins physiquement, mais je suis là, j'écoute, je partage... je bouge pas... impose ce que tu veux, rage après moi autant que tu le souhaites... je suis quand même là !"

Morgan le 27/02/13.


Ma vie est faite de petites choses, et ce sont ces petites choses qui me construisent.
Si vous ne comprenez pas çà, vous ne me comprendrez jamais.


Mao.

[Précepte Yin: Le vert des feuilles sur l'arbre, le bleu du ciel, la fraîcheur de l'herbe tendre...
Une longue promenade dans la nature nourrit l'âme et le coeur tristes comme un repas réjouit l'homme affamé.]
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18 novembre 2012 7 18 /11 /novembre /2012 02:25

[Précepte Yang: Plus vous augmentez votre vocabulaire, plus vous augmentez votre capacité de vous exprimer.
Apprenez des mots qui vous parlent; inventez des mots qui vous chantent.]

 

Voilà bien longtemps que je ne suis plus venue en ce lieu pour parler.

Moins besoin de me confier aux yeux du monde, moins le temps également d’écrire régulièrement.
Ça vous le savez déjà. Ce que vous ignorez sans doute, c’est que je n’ai jamais cessé d’écrire. Non je continue toujours de m’adonner à cette extériorisation, sinon de toute façon il est clair que j’aurais implosé. La vérité, c’est uniquement qu’à présent, j’écris toutes mes pensées et mes confidences sur papier, à une personne que j’affectionne particulièrement. Le pauvre, il vient de recevoir un courrier de 12 pages manuscrites. Et encore, j’ai dû finir en extrême vitesse car je filais le voir. J’étais loin d’avoir tout dit.


Alors pourquoi revenir me diriez-vous ? Simplement, car j’ai remarqué, que lorsque j’écris ces longues missives, je fini par me perdre tellement dedans, que du moment où je l’ai envoyée, j’en oublie tout ce que j’ai formulé à l’intérieur. Je sais à peu près chaque confidence que j’ai faite, mais les détails, le sens exact que j’ai donné à mes phrases ne me reviennent pas ! Et c’est assez dérangeant de savoir que si un jour il vient à me répondre, sachant que c’est déjà la troisième missive du genre que je lui envois, que si il ne me paraphrase pas exactement, je ne serais même pas à quoi il est susceptible de répondre. Donc je viens ici pour laisser une trace de ce que j’ai vécue ces derniers mois. Car oui, nombre de choses sont arrivées. Pardonnez-moi d’avance si les choses partent dans tous les sens, et si jamais je me retrouve plongée dans mes propres pensées, car je serais partie en pérégrinations intérieures sans queue ni tête uniquement pour trouver des réponses.


Oh et ne me pardonnez pas, ça m’est égale, seul une poignée de personne compte pour moi de toute façon.

J’ai déjà parlé de la perte cruelle de mon Héro de Vie. Fray. Dieu que je regrette toutes ces choses qui sont arrivées. Bien sûr je n’aurais jamais pu empêcher sa mort. Après tout, cette femme n’a jamais cherchée à le faucher en sortant du travail, et la pauvre, devra vivre toute sa vie avec ça. Je ne la blâme pas. Pas plus que ses médecins qui ont tout fait pour le sauver. Une septicémie, ce n’est pas la chose la plus habituelle qui arrive après une opération. Pourtant il s’est battu. Comme un diable m’a t’ont dit, pour revenir parmi nous. Mais à un moment il a fini par comprendre. Comprendre qu’il ne s’en sortira pas. Alors il a laissé ses derniers messages pour les vivants. Sa famille, ses amis, sa petite amie, moi.


Qu’elles étaient les chances qu’un jour l’un d’entre eux me croise ? Je n’en sais rien, je n’ai jamais été douée avec les chiffres de toute façon. Mais c’est arrivé, j’ai recroisé l’un d’entre eux. C’est à ce moment que j’ai appris sa mort, un an après les faits. Pour moi c’est comme si ça faisait 10 mois aujourd’hui. Les retrouvailles, qu’il a organisées, pour que chaque membre du groupe me donne le message de Fray, reconstitué dans sa totalité. Et les cadeaux qu’il m’a laissés. Me permettre une dernière fois, de lui rendre hommage. Perdu dans les hauteurs d’Obernai, avec tous ces gens, que je ne connaissais pas vraiment. Il faut dire que je leur parlais peu. C’était Fray qui nous fédérait. Et beaucoup étaient de simples étrangers, sans doute venu après mon départ, mais qui avaient du respect pour lui, et voulait lui rendre ce service qu’il leur avait à tous demander.


Oui, c’était un service qu’il avait demandé à ses gens. Celui de me retrouver et de me passer ses dernières paroles.
Je n’ai pas réussi à tenir debout. J’ai dû m’assoir par terre, tellement le choc était grand, quand ils ont tous sorti leurs bouts de papiers dès fois dans un bien sale état, et qu’ils m’ont lu ces phrases qui m’étaient destinées. J’avais mal. Je me suis mise à pleurer. Je réalisais enfin réellement qu’il était parti. Définitivement parti. Et que sur son lit de mort, la personne à qui il pensait, à qui il voulait transmettre quelque chose, c’était moi, car tous les autres il avait estimé qu’il avait rempli son rôle.


Parfois ils s’arrêtaient attendant que je fasse signe de poursuivre, que c’était bon, que je continuais d’écouter et d’enregistrer les informations. Ils respectaient mon état, et faisaient preuves de patience. Puis arriva le moment où il n’y avait plus rien. Ils m’ont alors donné le présent pour moi. Je restais au sol, anéantie. Ses phrases qui tournaient en boucle dans ma tête, je ne savais même pas ou les mettre. Elle résonnait à mes oreilles, mais ne trouvais aucune place dans mon cœur, dans ma tête ou dans mon âme. Je continuais de pleurer. C’est à ce moment, que le plus improbable s’est produit, ou le plus logique, je ne sais pas vraiment. On m’a relevé de force, et on m’a gueulé dessus comme jamais. Me bousculant, me passant d’une main à l’autre. Je ne comprenais rien, je n’avais pas le moindre réflexe. Jusqu’au moment où j’ai pris un coup dans l’estomac, et là j’ai compris. Toutes les phrases se sont mises en place dans ma tête.

 

« Sois forte » « Ne baisse jamais ta garde même avec des personnes de confiances tu ne sais jamais d’où peux venir les coups, une erreur est vite survenue » « Personne n’est en droit de te dire comment mener ta vie » « Bat toi pour tes convictions et les personnes qui te sont chères » « Garde la tête tourner vers le ciel même si tu es à terre » « Ne te mens jamais à toi-même »  « Un pied devant l’autre, jamais derrière » « Ai foi en l’humanité, c’est ce que l’homme à de plus beau à offrir » «Il n’y a que l’amour qui puisse te sauver, ne pense pas que seule tu y arriveras c’est une erreur, après tous tu es comme moi » « Quoi que tu sois devenu, je suis fière de toi, car tu as continué à vivre » « Si le doute t’envahi, trouve la source et détruis là, la vie est déjà suffisamment compliquée sans » « Choisi toujours le chemin le plus ouvert au dialogue, se battre physiquement, c’est se fermer à son humanité, tu vaux mieux que çà » « Tes poings ne doivent te servir qu’à défendre ce qui t’es cher et que tu ne peux défendre autrement » « Si tu dois t’investir dans un projet, vas-y toujours en donnant le meilleur de toi-même, en excluant même de pouvoir échouer. Si le projet réussi soit fier du chemin parcouru mais ne te repose pas sur tes lauriers. Améliore la chose et va toujours plus loin. Si il échoue, retourne toi dessus un temps, comprends et analyse tes erreurs, puis va ailleurs, recommencer autre chose, mais surtout ne reste jamais tourné en arrière et sur place » « Ce que je te laisse là, est le fruit de mon propre apprentissage. Je te considère comme étant quelqu’un d’unique et d’exceptionnel, du moins suffisamment pour que tu sois resté dans ma mémoire durant toutes ces années » « Tu as une force qui t’es propre même si tu te sous-estime souvent.  Tu te sous-estime bien trop, et si moi j’ai cru et je crois en toi encore aujourd’hui il n’y a aucune raison pour que d’autres ou toi-même n’y croyez pas » « Ai confiance en toi, je ne le dirais qu’une fois. Sois prudente, ne prend plus jamais de risques inutiles. Tu dois vivre, et pas n’importe comment. Je veux que tu vives avec le sourire, avec des gens que tu seras capable de protéger, mais qui pourrons également donner leurs vies pour toi, comme moi j’ai pu vouloir donner la mienne. Parce que tu ne mérites que çà, et ceux qui prétendrons le contraire ne te connaissent pas » « N’oublie jamais que pour moi, tu es l’héritière de mes principes de vie, celle à qui j’ai tout enseigné. Trouve quelqu’un à qui les enseigner c’est la plus grande chose que tu auras accomplie, comme tu es la plus grande chose que j’ai accomplie » « On se reverra à la fin de ta vie, faite qu’elle soit longue» « Ton Protecteur devant l’éternel, Fray. »

 

Oh oui, il y avait tous ces mots, toutes ces phrases. Prononcées par différentes personnes, mais qui pour moi n’avait qu’une seule voix. Celle de Fray. Ce qui affreux, c’est que je me rends compte que je n’ai jamais connu son prénom. Son vrai prénom. Il a toujours été appelé Fray. Et ne m’a jamais dit son vrai nom. Quelque part je trouve ça triste, mais beau.

 

Quand j’ai pris ce coup dans l’estomac, j’ai réalisé, j’ai compris, que j’étais dans le faux, à pleurer sa mort ainsi, alors qu’il était parti un an auparavant. Ce n’est pas ce qu’il me disait de faire. C’était même tout l’inverse. Je devais lever la tête, et non pas fixer le sol. Je devais esquiver les coups et non pas les encaisser ou y répondre. J’ai arrêté de pleurer, au prix d’un gros effort sur mon mental.  J’ai arrêté de vaciller sur mes deux jambes et de me laisser balancer à droite et à gauche. Et j’ai esquivé, comme il m’avait appris à le faire. Ses gens, n’étaient pas seulement là pour être de simples messagers, ils étaient aussi là pour que je le comprenne. En ca, ils ont remplis leur office.
On m’a ramené devant mon appart. Ils m’ont dit adieu, car c’était certains que je n’allais plus les revoir.  Je n’avais plus rien à faire avec eux de toute manière, et Fray m’aurait maudit si j’avais tenté d’y retourner.

 

Un mois est passé, j’étais assommée quoi que je tente de faire croire. Bien que les messages de Fray fussent ancrés en moi, quelque chose m’empêchait de les mettre en application.

 

Février, réjouie de pouvoir enfin revoir *M* en concert. Une soirée qui devait être magique. Comme toutes celle que je dois passer avec lui. Dans ma tête c’est toujours magique, pleins de sourire et de fou rire, de vannes à deux balles et de grandes tapes dans le dos. Oui, mais non. La réalité est tout autre, et à chaque fois çà me dévore le cerveau un peu plus. J’ai mis du temps à comprendre, trop de temps. Il n’est pas vraiment libre de faire ce qu’il souhaite. Mais qu’importe cette soirée, le plus grave est ce que j’ai appris le matin. Cette terrible nouvelle sur mon état de santé.

 

Est-ce que je m’y attendais ? Non vraiment pas.

Est-ce que je l’ai bien pris ? Non aucunement.

 

L’explication sur mes sautes d’humeur, sur mon corps qui me dit merde, sur l’angoisse qui me montait à la gorge. Régler ce problème de santé, ne fut pas des plus faciles. Bien au contraire. C’était douloureux, incroyablement douloureux. Et les conséquences, par la suite, étaient au-delà de mes estimations, au-delà de mes capacités. J’ai juste était complètement aspirée dans cette spirale ignoble que l’on appelle affectueusement dépression.

Je ne remercierais jamais assez mon meilleur ami pour sa présence à mes côtés ainsi que les membres de ma falmille, sans qui je n’aurais pas été en mesure de remonter la pente. Même si ce fut un peu tard. Oui, trop tard d’ailleurs. A cause de ça, j’ai foiré un semestre, totalement, pas de possibilité de revenir en arrière !

 

J’ai passé des mois dans un état proche du coma, ne voulant rien, ne cherchant rien, sortant à peine de chez moi. En mode crevette sous la couette. Je me dégoutais moi-même au final. Comment une telle chose à t’elle put m’arriver ? Et au final je me répétais sans cesse « Tu l’as mérité ». J’ai bien cru en devenir folle. Mais comme dis, on m’a permis de sortir de ce système de pensé, et on m’a remise sur pied, à peu près, juste assez pour que je puisse me remettre à avancer, même si c’était bancale. De ce fait, sur ces quelques mois, je n’ai rien à dire, puisque je ne faisais rien. Je n’écoutais même plus de musique, j’étais vraiment au plus bas de ce que j’ai pu connaitre. Je ne parvenais même pas à m’énerver contre moi-même ou contre les autres. J’essayais pourtant, de me bouger, de me foutre des claques, mais je n’en avais pas la force. Ce sont les autres qui en ont eu la force pour moi. Qui m’ont trainé dehors, qui m’ont soutenu, voir porter par moment. Qui se sont assuré que je ne sombrais pas dans quelque chose de trop profond pour ne pas pouvoir m’en sortir même avec leurs aides. Ils ne m’ont jamais lâché.

J’en suis sortie donc, pas mal amochée, mais je tenais sur mes deux jambes. C’était déjà bien. Je sortais à nouveau de ma chambre et de mon appart. Mon meilleur ami n’avait plus besoin de me surveiller constamment. C’était les vacances scolaires. J’ai passé mon temps à bosser en extérieur chez mes parents, dans le domaine familial, à jouir de la verdure et de la nature. C’était plaisant, et ressourçant.

Puis y’a eu ce truc de malade qui m’est tombé dessus. Une première chance de repartir de zéro physiquement et moralement. Sans doute le karma qui a voulu rééquilibrer la balance ! Deux places VIP, tous frais payé pour le Sziget Festival.
Holly Gosh ! Pincez moi, j’en reviens toujours pas d’y avoir été un jour ! Et pourtant ! J’ai embarqué mon meilleur ami dans cette folle aventure, et comment dire…c’était le truc le plus puissant que j’ai vécu ! Une semaine non-stop de festival, dans une ambiance de folie, dans un cadre de rêve, avec des gens tout aussi incroyable !

C’était magique. Un vrai sentiment de liberté m’a alors habité ! J’étais hors du temps, hors de l’espace, hors de ma propre vie. Mais putain qu’est-ce que je me sentais vivante ! Enfin, on retirait l’étau qui comprimait ma cage thoracique et qui m’empêchait de respirer à pleins poumons ! Quelle délivrance ! J’pourrais en parler des heures, de cette musique, de cette ambiance. De tous ce que j’ai chantés et criés. De tous ce que j’ai bus et fumés. De tous ce que j’ai dansés et sautés. J’ai rie, encore et encore. Oh oui, je n’ai pas arrêté de rire et de sourire. Non pas parce que j’étais saoule ou complètement stone. Non de ce côté-là aucun problème, j’étais juste bien, vraiment pas d’excès, ce qui est assez surprenant au vu de la manière dont on y allait sans peur. Oui je pourrais vous en parler des heures, mais vous ne comprendriez pas. Car il faut le vivre pour le comprendre ! Oh j’en ai fait des festivals, et des paquets de concerts. Mais non, vraiment, rien à voir avec le Sziget. Il n’y a aucun mot pour le décrire de toute façon. Quand je revois les photos, et les vidéos, quand je réécoute la musique qu’on entendait là-bas, je suis sereine. J’ai tellement hâte d’y retourner, et de pouvoir le vivre encore et encore, sans jamais m’arrêter ! Parce que c’est réellement l’endroit, ou je me sens moi, plus que n’importe où ailleurs.

 

Mon cœur est resté au Sziget. Et j’y retournerai chaque fois que ce sera possible, et j’y emporterai avec moi des gens qui ont aussi besoin de se retrouver avec eux même.

 

Parce que çà c’est uniquement ma première partie de l’année, et qu’il me reste encore à parler de la seconde, qui est la plus lourdement chargée émotionnellement parlant.

 

Il est important que vous compreniez combien en un an les choses peuvent basculer d’un extrême à l’autre et ne pas nous laisser le temps de réagir.

 

Yankee Mao.

 

[Précepte Yin: Fuyez le "trop" avant même qu'il ne s'installe:
trop de travail, trop de loisirs; trop de solitude, trop d'amour.
La vérité se situe toujours dans l'"un peu moins".
Telle est la juste mesure.]

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16 juillet 2012 1 16 /07 /juillet /2012 23:20

[Précepte Yang: Ne cessez jamais de vous posez de bonnes questions:
Vous pourriez obtenir de bonnes réponses !]

 

Et nous voici un an plus tard. Encore une putain d'année écoulée.

 

Autant dire qu'elle ne fut pas de tous repos. Je pensais en avoir déjà vu dans mon existence, mais c'était sans compter sur la divine providence qui m'a abandonnée pour mes 22 ans !
Espérons qu'elle sera au rendez vous pour mes 23 ans =]

De moins en moins le besoin d'écrire pour extérioriser les choses, peut être suis je entrain d'évoluer. Ce qui explique que ce blog est de moins en moins fourni.

Je me penche plus sur ma basse, qu'autre chose en fait. Je mène mes réflexions dans ma tête, et ne me retrouve plus dans l'obligation de coucher mes pensées sur papier pour en démêler le fil.

 

Sérieusement, je ne me sens pas plus sage qu'il y a quelques années. Je devrais être un peu plus aigrie au vu de tous ce que j'ai traversé, et çà se sent quand je suis dans mes mauvais jours. Mais quand je suis dans mes bons jours, j'ai une foi encore plus éclatante qu'à l'époque. Je m'efforce de retrouver mon innocence de l'époque, et ma capacité à m'émerveiller de tous et de rien. Avoir la possibilité de rester une enfant encore un peu plus longtemps.

J'arrive peut être un peu plus à prendre du recul par rapport aux situations, de m'en détacher plutôt que de partir au quart de tour. Ce qui me déstabilise moi même, dès fois je me demande si c'est bien toujours moi. Whatever, on dirait qu'avec les années, on fini quand même tous par se calmer et choisir la réflexion à la frappe.

Je me connais aussi un peu plus, enfin pas vraiment moi, mais plutôt mes envies et besoins, la façon dont je veux concevoir et vivre ma vie, ainsi que les gens que je veux à mes côtés.

J'ai toujours aimé les anniversaires, c'est toujours durant ce jour que j'ai les oracles qui viennent me donner leurs annonces pour la nouvelle année. Je me demande ce que cette nouvelle année me réserve, j'espère de belles surprises, des fous rires à en avoir mal au ventre et aux zygomatiques, des étoiles dans les yeux devant de bons concert, des ailes dans le dos en écoutant la vie qui se répand autour de moi.

 

Et puis si j'peux faire un voeux à part et purement égoïste pour mes 23 ans, ce serait qu'un Raphaël croise ma route et que j'arrive à le garder. Parce qu'en fait, l'amour c'est pas si mal, mais y'a qu'un mec comme lui pour accepter ma façon d'aimer et ma façon d'être.

♫ Les fées existent, j'y crois, j'y crois ♪

 

DSC09001+

 

Yankee Mao SuperNova.

 

[Précepte Yin: Un repas yin par excellence:
salade d'algues, artichaut cru, fruits de mer, rasades d'eau fraiches.
Et des coulis de fruits pour mettre de la douceur dans votre vie.]

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7 mars 2012 3 07 /03 /mars /2012 22:03

[Précepte Yang: Etre capable de définir précisément et rapidement ce que l'on veut,

sans changer d'avis cinq minutes plus tard, est une qualité spécifiquement yang.

Au restaurant, pour aller au cinéma, dans un magasin, pour prendre une décision...

entraînez-vous à faire des choix instantanés !]

 

Çà arrange les gens d'oublier. Clairement, çà ne les dérange que très rarement de ne plus se souvenir du déroulement des différents évènements.

J'ai du mal à concevoir que les gens puissent vivre avec le fait conscient d'oublier un certains nombre de choses importantes.
Se souvenir du passé nous permet de ne pas réitérer les mêmes erreurs. Cela nous permet d'anticiper de nouveaux faits. De réagir plus rapidement et de façon plus adapté.

Pourtant, beaucoup font le choix d'oublier.

Peut être parce que la douleur lié au souvenir est trop dur à supporter au quotidien pour eux. Alors ils oublient. Au risque de voir l'histoire se répéter et la souffrance revenir. Faire les même dégâts, si ce n'est plus encore.

 

J'ai fais le choix, il y a longtemps déjà, de ne rien oublier. Du moins, autant que possible. De me souvenir chaque jour de mon existence, de mes joies, comme de mes peines. De mon bonheur, comme de ma souffrance.
Parce que celui qui ne connaît pas son passé, n'a aucun avenir.

 

Se souvenir de tous, tous les jours, possède également son inconvénient. Ce dernier, je l'ai subit ces derniers mois.

A force de se souvenir, de s'accrocher à ses souvenirs. On fini, par vivre dans le passé, et dans ses souvenirs. Plutôt que dans le présent, et d'en créer des nouveaux.

 

J'avais fini par oublier, à quel point je voulais que tu sois fier de moi.
J'avais fini par oublier, quelles étaient les raisons qui ont fait que tu comptais pour moi.

J'avais fini par oublier, quels étaient les mots que j'avais employé pour te parler de moi.

J'avais fini par oublier, à quel point tu me connaissais bien.

J'avais fini par oublier, qui tu étais.

 

Ce matin, je me suis souvenue, que je n'ai plus rien à voir avec cette personne, et que çà en été regrettable.

Je me suis souvenue, que c'était devenue pathétique, car j'avais moi même bafoué toutes les belles choses que j'avais dites.
Oui, je me suis perdue. Et c'est une chose impardonnable. En la mémoire de notre amitié, je n'aurais jamais du me perdre.
Car je t'ai promis qu'un jour je réaliserais mes rêve et que je te rattraperai !

Tu as décidément pris trop d'avance, il faut que cela cesse !

Je dois redevenir cette Yankee, pleine de vie, et avec la hargne de combattre chaque jour.

 

Savoir que tu n'es plus là aujourd'hui, me fait mal. Une douleur sourde et lancinante qui pulse chaque jour un peu plus dans mes veines. Maintenant, jamais plus, je ne pourrais te rattraper, jamais plus je ne serais en mesure de te montrer à quel point je me suis réalisée. Et c'est une douleur encore plus insupportable en fait.

 

Je ne parviens pas à comprendre comment nous avons put en arriver là. Je ne parviens pas à comprendre toute cette douleur qui m'habite, pourquoi elle est là. Cela n'a plus aucun sens. Tu respirais la vie, et la force. Tu étais absolument tous ce que je désirai, pour moi. Une personne accomplie. Et libre. Tu vivais. Ton existence n'avait de valeur que pour toi, et tu rayonnais.

Mais aujourd'hui, tu ne vie plus. Tu es allé là ou je ne peux te suivre. Et c'est une pensée insupportable en vérité. Me dire que jamais plus, je ne pourrai voir ton regard posé sur le monde qui l'entoure avec ce visage si serein.

Perdre quelqu'un de cher est une chose pénible et difficile. Il faut du temps, de la patience, de la volonté. Et peut être alors, pourrons nous vivre avec.

Perdre, son héros de vie. Je ne m'étais jamais demandé ce que cela pouvait faire. A présent, je n'ai pas besoin de me le demander, je le sais. C'est incomparable en vérité. Tout en touchant des domaines semblables, c'est à des plans complètement différent que le mal être naît.
C'est pernicieux. Et agressif par moment. C'est froid, et brûlant dans certains instants. Un peu comme un verre glacé de tequila qui ensuite te brûle la gorge. C'est tous le temps, et jamais à la fois. C'est omniprésent, autant que c'est absent. Sans crier garde. La main se serre autour de ta gorge, tu manques d'air, tu suffoques, tu regarde autour de toi, mais il n'y a rien. D'un coup tu sens la main descendre, pour venir ensuite enserrer ton coeur, et là ce sont le sang qui pulse dans tes veines que tu sens, et lentement les lames acides descendent le long de ta gorge, et viennent te lacérer. Tu aimerais extirper ce coeur de ta poitrine qui est encore plus douloureux que la mort elle même. Mais tu ne peux pas. Car la force, tu ne l'as plus depuis longtemps.

 

Alors je reste là, à contempler le monde, le visage marqué. A me demander pourquoi ?

Cette putain de question qui bouffe l'existence de nos vies. Y répondre est facile, mais la réponse ne nous conviens que rarement : "Parce que."

Crève putain de question/réponse. Je n'ai que foutre de cette facilité, je veux comprendre.

 

Comprendre ce qui mène le fil du destin à m'attacher aux seuls hommes qui sont...trop haut ?

Lui...Morgan...Raphaël... Après on s'étonne que ma vie parte en latte au niveaux des mecs...

Je les adore, autant que je peux les haïr. Ils étaient/sont, tous pour moi. Mais ils sont trop loin. Beaucoup trop loin.

Le premier a franchis l'ultime limite. Celle du non retour. Celle qui blesse, au delà et à travers de tous.

Et on se sent trahie. Abandonnée. Même si çà faisait des années, que vos chemins ne s'étaient plus croisés. A ce moment, c'était juste une fin brutale, alors que le chapitre du milieu c'était terminé avec lenteur.

 

J'ai perdu la foi, car cette mort était injuste. Car elle n'a servi à personne.

 

Le deuxième, un beau rêve couché sur papier glacé. Non bien sur il n'a rien d'irréel.  Il est fait de chair et de sang. Il vie ses rêves. Une vie obtenu à force de travail et de sueur. A force de coup dans la gueule et mots durs. Je lui parle toujours. De façon épisodique. De manière prolongée. Je m'étais tant réjouie de pouvoir le voir enfin. Mais en vrai, cette réjouissance s'est vite éteinte, lorsque j'ai compris, que les choses n'allaient pas telle que je l'imaginais.
Une image. Voilà la contrainte qui l'étreint. Une image figée qu'il n'a pas droit de quitter pour cette vie qu'il a choisi. Alors quand j'ai pu enfin le voir après tous ce temps. C'est comme si j'avais eu un étranger en face de moi, et ça ma fait mal. Je n'ai pas put le prendre dans mes bras, comme je lui avais si souvent promis. Je n'ai pas put lui parler comme j'en avais l'envie. Non rien de tous çà.
La distance. Et c'est à ce moment, que j'ai compris, à quel point il était loin. Car nos univers, sont éloignés. Et ne se recoupe que dans ces rares moments volé derrières nos écrans respectifs.

Ce qui m'a surtout choqué, et qui ma fait comprendre à quel point il n'était pas lui, c'est son sourire. Inexistant.

 

Le troisième. Je me demande pourquoi j'écris encore à son sujet. Ami, amant, amour. Je pleure la disparition du seul homme à m'avoir émue. Du seul homme à m'avoir touché. Charismatique et unique. Il est loin à présent. Perdu dans les méandres d'un monde bien trop vaste pour qu'un jour seulement nos routes puissent se recroiser. Son absence est cruelle, et blessante à chaque instant. Deux ans ont passé depuis. C'est long quand on y pense. Et pourtant pour moi, c'est comme si 10 ans s'étaient écoulés. Se réveiller en sursaut parce que l'on a cru entendre sa voix près de son oreille. Se rendre compte qu'il n'en ai rien, et finir par prier de mourir car son absence est insupportable. Réagir de façon violente, lorsque quelqu'un d'autre, esquisse un geste similaire à mon égard. Car non, personne n'a le droit de faire comme lui. Personne ne peux le remplacer, ni lui arriver à la cheville.

Je pourrais tuer la personne qui tente actuellement de se servir de sa vie pour son bien personnel. Sans même se rendre compte, qu'il ne lui appartiens plus. Qu'elle n'a plus droit sur lui.

J'aurai du garder sa médaille, c'est autour de mon cou qu'elle devrait être. Le prénom de nos enfants. Sa date de naissance. Ses écrits. Toutes ces choses devraient être à moi. Pas à elle.

 

Je ne supporte plus d'être si loin d'eux. Ma place aurait du être à leurs côtés. Pourtant je suis içi. Vide. Car eux, ces personnes m'avaient remplies des choses les plus fantastiques qui soient.

Amour, Amitié, Rêve, Envie, Détermination, Volonté, Folie, Espoir, Foi, Humanité.

 

Sans eux, la vérité, c'est que je ne serai rien.Rien d'humain en tous cas.

Alors dites moi ce que je suis sensée faire, puisqu'ils sont trop loin à présent.

Que quelqu'un me montre le chemin à prendre. Car ils ne sont plus là pour le faire. Plus physiquement en tous cas.

 

Je vais lâcher prise. Et si je lâche prise, ce ne sera plus moi. Ce sera quelqu'un d'autre qui prendra le relais. J'ai peur de lâcher prise. J'ai peur de perdre le peu qu'il me reste. Si ce n'est plus moi, je perdrai tous. Assurément.

 

Mao.

 

[Précepte Yin: Le coeur de la vie, l'extrême vitalité, pulse dans votre coeur.
Y avez-vous déjà pensé ? Comment soignez-vous votre coeur ?]

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30 décembre 2011 5 30 /12 /décembre /2011 02:10
[Précepte Yang: Apprenez aux autres à apprécier leur propre liberté.]
Une même personne, mais des choses tellement différentes à l'intérieur...
Peu sont ceux qui peuvent le comprendre. IL en faisait parti...
Ce soir, je suis Nostalgique.

Des mots, qu'on ne se lasse jamais d'entendre:
" Je ne peux pas t'apporter le bonheur sur un plateau, que se soit ma vision ou la tienne je ne peux prétendre être parfait, ou idéal, ni tout court ni pour toi. Mais je t'aime, et le moins que je puisse faire, en raison même de ce sentiment, c'est de tout faire pour que tu sois bien avec moi.
Même
si çà ne te rends pas "heureuse", même si çà ne change rien a ta solitude, même si je ne suis qu'un imbécile qui croit encore qu'il peut serrer ses rêves dans ses bras.

Je voudrais chasser cette vision de ma tête, Mao.

Cette
petite fille avec un poids trop grand pour ses épaules, mais qui s'efforce de le soulever tout de même parce que personne ne le fait a sa place...le mot "destin" gravé dans le dos. Qui ne pleure pas, pour ne pas montrer la moindre faiblesse, et qui tourne le dos au reste du monde."

 

"C'est la vision que tu as de moi ? "

 

"Ça arrive, c'est pas toujours celle la, si c'est ta question, mais par moments, oui."

 

"C'est quoi les autres?"



"Il y en a tellement...

Il y a ce
tte jeune fille farouche a tout contact, dont les yeux lancent des éclairs des qu'on songe a s'approcher, mais ses prunelles sont vides, c'est celle qui ne ressent rien, rien d'autre qu'une rage haineuse pour les autres.

Il y a
celle que je vois s'abandonner parfois dans mes bras, qui voudrait être "la parfaite petite amie", pour que moi je me sente bien, oubliant par la même son propre bonheur, son propre plaisir.

I
l y a celle qui a le regard, inlassablement tourné vers le haut vers les sommets enneigés, un étrange sourire aux lèvres, qui murmure que lui au moins l'attendra, quoi qu'il arrive...bien que je voudrais lui chuchoter que je suis la moi aussi, elle ne m'entends pas, elle ne veut pas de moi dans son univers.

Il y
a celle qui profite de la vie, de ses amis, de ses parents, qui vit pour sa musique et ses passions sans se soucier des autres, je crois que c'est celle qui a le sourire le plus étendu...
Elle
qui court sans s'arrêter, jusqu'à ce qu'elle tombe en riant dans les champs se retournant pour dire a celui qui l'a laissé gagné sans qu'elle le voit qu'il a perdu.

Il y
a celle qui devrait me faire peur, si mon éternel fatalisme ne m'en protégeais pas, celle qui ne semble pas humaine.

Tous les êtres sont ainsi Mao. Tellement de facettes sur le même diamant
Qu'il est i
mpossible de toutes les voir en ne regardant que d'une seule façon.

Je n'aurais pas
la prétention d'être ton meilleur ami, mais je suis celui avec qui tu "es"...j'espère être un ami plus qu'un copain, je sais aussi que bien que tu ne me confies rien, je garderais ce que tu voudras me dire
j'essaye de t
e voir sous toutes tes facettes, Mao, pourtant, je sais que beaucoup échappent encore a mes regards.
J
e ne veux pas t'arracher a ta solitude, je ne sais pas si c'est ce que tu veux.
Tout
ce que je peux te dire c'est que si tu veux en sortir, je suis la."



Raphaël & Mao [25 Septembre 2008]
[Précepte Yin: Entraînez-vous à garder les secrets.
Ceux que l'on vous confie et ceux qui naissent dans votre coeur.
Ils seront un jour comme des trésors à (re)découvrir.]
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30 octobre 2011 7 30 /10 /octobre /2011 00:01

Un jour, promis, je prendrais les bonnes décisions.
Pour moi, et non plus pour vous.

DSC_1558-.png

 

Ca fait un an. Ma libération fut de courte durée. J'ai appris ma leçon trop tard.

 

Yankee Mao.

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26 septembre 2011 1 26 /09 /septembre /2011 01:14

[Précepte Yang: Dans votre maison, la chambre à coucher est la pièce la plus yin.
Si vous vivez en couple, installez quelques éléments yang pour assurer équilibre et harmonie.]

 

 

 

J'aurai aimé te le dire tellement plus souvent, lorsque cela était encore possible.
J'ai essayé longtemps, très longtemps, de me convaincre, que les choses allaient finir par se tasser.
Que je finirai par pouvoir vivre avec ou sans, tous dépend du point de vue.
Mais la réalité est bien loin de ce que j'avais imaginé.
La vérité est ailleurs. Pourtant çà je l'ai toujours su.

Je n'avais nullement prévu que ma vie prendrait ce tournant, ni que mon passé pourrait ressurgir de la sorte. Je n'avais pas pensé qu'un jour on viendrais me trouver pour me demander des comptes sur ce qui s'est passé il y a plus de 8 ans. Je n'ai pas imaginé une seule fraction de seconde, qu'à cause de tous ceci, je me retrouverais dans une situation aussi délicate.
Je n'ai pas put concevoir non plus qu'un jour la personne la plus importante de ma famille, se retrouverai aux portes de la mort.
Et je n'ai pas anticipé du fait de toute cette accumulation que je me retrouverai au plus bas. Dans un tel état de fragilité qu'il aurait été simple pour n'importe qui, me connaissant à minima puisse me briser.

Les vieux réflexes sont alors remonté à la surface. Tous le travail que j'ai pu faire au cours des dernières années, se sont soudainement envolés. Laissant place à nouveau, à cet être de violence que je suis. Laissant la part de moi qui n'a confiance en personne reprendre le dessus. Réagissant immédiatement à la moindre phrase, au moindre mot. Ne faisant plus la distinction entre ami et ennemi. Ne faisant plus la différence du tous. Pour moi, plus rien n'avait de valeur. A ce moment précis de mon existence, je me suis retrouvée plongée 8 ans en arrière. 8 longues années durant lesquels j'ai évolué, j'ai changé, j'ai appris, j'ai compris, j'ai menti, j'ai juré, j'ai tenu, j'ai oublié, j'ai retrouvé, j'ai battu, j'ai perdu, j'ai gagné, j'ai hais, j'ai aimé...

Je pensais en être loin maintenant. Être loin de tous ceci. Pouvoir dire au revoir à ce passé. Le remercier et continuer ma route. Mais je me suis trompée. J'ai fait une lourde erreur. Notre passé est si profondément ancré en nous, car c'est lui qui nous défini, que même lui dire au revoir est une chose impossible. On est obligé de resté constamment avec lui, il nous colle à la peau et à l'âme. Et pour un peu qu'on ne prête pas attention aux choses qui nous entourent, on fini par voir le passé se répéter, et à ce moment, les mêmes ressenti reviennent, les mêmes réflexes, les mêmes réactions, les mêmes mots, les mêmes gestes. Nous refaisons tous à l'identique. Car même si certaines de ces actions ont entraîné notre chute, au final, huit années plus tard, nous sommes toujours envies. Alors nous reproduisons le même schéma, car il est assimilé tel un schémas de survis ! Si tu reproduits ce que tu as fait dans le passé, alors tu survivras, car çà à déjà fonctionné. Mais peut on vraiment compter la dessus ? J'en doutes.
La situation n'est pas exactement la même. Les gens ne sont absolument pas les mêmes, et quand bien même ce serait eux, depuis ils ont grandis et sont sensé avoir changé. Et il est dur de savoir si leur passé leur colle autant à la peau que moi.

Je n'ai pas grandis, c'est un mensonge. Je suis toujours la même personne qu'il y a huit ans, mais je le cache d'avantage. Non pas par honte ou par gêne. Uniquement parce que je sais, que cet être là, ne serait admis nul part. Je porte un passé bien trop sombre et bien trop froid pour pouvoir prétendre à pouvoir vivre avec autrui.
Oh non, ne blâmez pas mes parents ni ma famille. Elle a été plus que présente, et à fait tous son possible pour moi. Mais il y a des choses que eux ne pouvaient pas gérer. Qu'ils ne pouvaient empêcher. Dont ils ne pouvaient pas me protéger.
J'ai grandis trop tôt, c'est la vérité.

Je me suis moi même enfermée dans cette bulle à l'époque. Un réflexe d'auto protection. Pour surmonter tous ce qui m'attendait. J'ai tout enfermé dans une boite. Que j'ai laissé cachée bien à l'abri des regards. Puis cette boite à été scellée par des glaces éternelles. Une histoire qui m'est propre, une histoire que peux connaissent.
J'ai vécue ainsi de longues, très longues années.

Et puis un jour, cette personne est entrée dans ma vie. Un jour tu es venu frapper à la porte de mon domaine. Je l'ai refermée aussi sec, je ne voulais pas de quelqu'un pour m'encombrer. Mais tu as insisté, tu as dis que tu ne me gênerai pas, que tu voulais juste m'aider dans mon combat. Je t'ai alors répondu, que j'avais déjà deux personnes pour çà. Tu n'as rien voulu entendre. Tu étais prêt à risquer ta vie. Après tous, toi aussi, tu n'avais plus rien à perdre.
Le temps à passé, et tu t'es approché chaque jour un peu plus. Essayant de me domestiquer. D'apprendre qui j'étais, d'où je venais, pourquoi j'étais ainsi, comment je réagissais.
Et moi ? Je m'amusais de te voir ainsi essayer de me comprendre. Çà ne me touchait pas spécialement, je trouvais juste cela amusant et distrayant. A chaque fois que je te repoussais plus ou moins gentiment, plus ou moins violemment, tu ne cessais de me surprendre par la façon dont tu revenais.
Jusqu'au jour ou tu m'as scotché sur place.


« Tu ne crois pas qu'on pourrait essayer de parler sans se bouffer le nez ? »
« Parler de quoi ? »
« De nous… »
« De nous ? Mais y’a pas de nous ! »
« Justement…je voudrais bien… »


Oh je t'avais prévenu que tu souffrirais, je t'avais averti que je n'étais guère le genre de personne à devenir fille douce et tendre sous prétexte qu'elle est avec quelqu'un. Tu savais que je ne faisais que t'admettre dans mon univers. Tu savais que je ne t'apporterais strictement rien de bon. Et malgré tous cela, tu m'as embrassé. Tu m'as tous promis à ce moment là.
Je ne vais pas à nouveau raconté notre histoire qui as déjà été tant de fois relaté et écrite.
Je vais juste rappelé ce à quoi tu t'es attelé durant tous le temps ou nous étions ensemble. Ce combat contre moi même, contre Lui*, pour récupérer le coffre scellé par les glaces. La façon dont tu l'en as extrait. La manière dont tu l'as ouvert. Et ce qui est arrivé ensuite.
Le temps est encore passé, nous étions ensemble, et les choses allaient. Nous vivions une aventure hors du commun.

La rupture. Tu es parti. Tu as abandonné tes promesses. Tu n'as pas remis le coffre à sa place. Tu es parti en laissant tous. Tu es parti en me laissant seule. Tu le savais, même Lui* n'était plus là pour resceller le coffre.
Parce que ce qu'il y a de pire que le sentiment d'amour, c'est le sentiment d'abandon.

Le temps à passé encore. Deux ans. Malgré tous ce temps, les choses n'ont pas réellement changé. Ton fantôme est toujours présent. Souvent quand je m'y attend le moins. Ces derniers temps, il était omniprésent. Une torture permanente. Je sais bien que je ne te reverrais jamais. Je sais pertinemment que les choses sont définitivement terminée. Je le sais, mais ton fantôme demeure et persiste à mes côtés.
On n'échappe pas à son passé.
Tu m'as laissé, et le coffre ne s'est pas refermé pour autant. Je l'ai juste caché, enfoui quelque part au plus profond de moi. De ce fait, tous ce qui arrive en ce moment proviens du plus profond de mon être. Ce qui rend les choses encore plus difficiles à gérer. C'est trop fort, trop violent. Je tente de respirer, dans un monde sans oxygène. J'essaye de voir, dans un monde sans lumière. Je suis incapable d'oublier. Je suis donc incapable de guérir. je ne peux pas dire au revoir à mon passé, car çà signifierai tout oublier. Et même si je voulais oublier les mauvais moment et toute cette souffrance, cela reviendrais également à oublier tous les moments de bonheur, car ils sont liés.
Je n'ai jamais été une belle personne. Tu le savais. Tu es resté tant que tu as pu. Jusqu'à ce que je te dévore et t'épuise.
Je ne me suis rendue compte que trop tard du mal que j'avais fait. De la souffrance que je t'avais infligé.
Je n'ai pas pu réparer mes erreurs. Tu m'as laissé, et j'ai souffert à mon tour. Je suppose que c'est une forme de justice. Nous devons tous payer pour nos erreurs un jour. On ne peux pas fuir son passé.

J'aurais du te le dire plus souvent quand j'en ai pris conscience.
Tu es la plus belle personne qui m'est été donné de rencontrer. Je suis désolé de tous ce que je t'ai fait enduré, même si je sais que çà ne changera strictement rien à ce qui as été fait.
Tous ce temps passé à tes côtés, font parties des plus beaux moments de mon existence, même si je ne te l'ai jamais dis.
J'espère simplement que dans une autre vie, quand celle ci sera terminée, mon âme retombe sur la tienne et que cette fois çi elle sache te garder sans te blesser.
Je t'aime.


Yankee Mao.

 

[Précepte Yin: Être ouvert, ouvert, ouvert...mais rester éveillé, afin de ne pas tout laisser entrer en soi.]

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Published by Mao - dans Life
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